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Hollande va rencontrer Hariri et le chef de l'opposition syrienne à Ryad

29/12/2013 07:12 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Le président français François Hollande rencontrera l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri et le chef de l'opposition syrienne Ahmed Jarba dimanche, au premier jour de sa visite officielle en Arabie saoudite, a-t-on appris auprès de son entourage.

La rencontre avec Saad Hariri interviendra alors que le Liban connaît un regain de tension avec l'assassinat vendredi à Beyrouth de Mohammad Chatah, un proche de M. Hariri, tué avec six autres personnes dans un attentat à la voiture piégée. Saad Hariri, hostile au régime syrien et à son allié, le Hezbollah, réside la plupart du temps à Ryad, pour des raisons de sécurité.

Dans une interview au quotidien araphone Al-Hayat parue dimanche, M. Hollande a déclaré vouloir délivrer au roi Abdallah d'Arabie saoudite comme "à l'ensemble des responsables" de la région un même message à propos du Liban, appelant au "respect des échéances constitutionnelles", à commencer par la tenue "de l'élection présidentielle prévue en mai 2014".

Le "message particulier" que M. Hollande adressera cependant à M. Hariri sera de rappeler que la France, "amie des Libanais et du Liban, plaide pour l'intégrité et l'indépendance" de ce pays, a complété le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, à bord de l'avion présidentiel.

"Elle rejette la contagion que certains veulent imposer entre le conflit syrien et le Liban et souhaite qu'il y ait un fonctionnement institutionnel du Liban", a-t-il poursuivi.

A propos de la Syrie, M. Hollande a en outre répété à Al-Hayat qu'il n'y avait "pas de solution politique avec le maintien de Bachar al-Assad" au pouvoir à Damas.

Selon M. Fabius, le président français déclarera à Ahmed Jarba, chef de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, qu'il est "souhaitable" que l'opposition participe aux négociations dites de Genève 2 qui doivent s'ouvrir le 22 janvier avec un "objectif clair", parvenir à un gouvernement de transition.

La France entend "faire pression" sur les belligérants et les Nations unies pour qu'une aide humanitaire significative soit apportée aux réfugiés syriens, a ajouté M. Fabius. Elle entend aussi soutenir "l'opposition modérée et en aucun cas les mouvances terroristes qui font paradoxalement le jeu de Bachar", a-t-il ajouté.

Dans son interview à Al-Hayat, M. Hollande a accusé M. Assad de ne pas "combattre" les "extrémistes", mais de les "utiliser pour faire pression sur l'opposition modérée".

ha/at/fcc

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