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Chine: huit morts dans une "attaque" contre un commissariat au Xinjiang (officiel)

29/12/2013 11:33 EST | Actualisé 28/02/2014 05:12 EST

Huit assaillants ont été tués lundi par les forces de l'ordre, et un autre interpelé, alors qu'ils "attaquaient" un commissariat de la région chinoise du Xinjiang, ont annoncé les autorités.

Ces neuf personnes, armées de couteaux, ont "lancé des engins explosifs" et incendié au moins un véhicule de police, avant que les forces de l'ordre n'ouvrent le feu sur elles, a indiqué le site officiel du gouvernement du Xinjiang.

Ces violences sont survenues tôt lundi matin dans le district de Yarkant -- dont le nom chinois est Shache--, à environ 200 km au sud-est de la ville de Kashgar, ont précisé les autorités.

Le bref communiqué ne faisait pas état de blessés parmi les policiers, tout en indiquant qu'une enquête était en cours.

A la mi-décembre déjà, les autorités avaient annoncé que des policiers avaient été attaqués au Xinjiang par des "malfrats" armés d'explosifs et de couteaux et qu'ils avaient tué par balles 14 de leurs assaillants.

Cette version avait été démentie peu après par le Congrès mondial ouïghour, une organisation en exil, qui avait assuré que ces policiers avaient surgi inopinément dans une maison où se déroulait une réunion de famille avant un mariage.

En octobre, Pékin a été le théâtre d'un attentat perpétré selon la police par des extrémistes venus du Xinjiang.

Trois Ouïghours d'une même famille avaient péri en précipitant leur voiture chargée de bidons d'essence contre l'entrée de la Cité interdite, une attaque-suicide qui avait fait également deux morts et 40 blessés dans la foule autour.

Le Xinjiang est régulièrement secoué par des troubles en raison des fortes tensions entre Hans (ethnie majoritaire en Chine) et Ouïghours, musulmans turcophones constituant la première minorité de cette vaste région de l'ouest du pays.

Si Pékin qualifie systématiquement ces violences d'"actes terroristes", les Ouïghours se disent quant à eux victimes d'une politique répressive à l'encontre de leur religion, leur langue et leur culture.

Une vague de violences sans précédent avait secoué la capitale régionale Urumqi en 2009, faisant environ 200 morts et 1.600 blessés.

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