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Liban: Hollande appelle à tenir la présidentielle dans les délais prévus

28/12/2013 02:20 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Le président français François Hollande a appelé à tenir l'élection présidentielle au Liban comme prévu en mai prochain et a réitéré sa condamnation "la plus ferme" de l'attentat perpétré vendredi contre Mohammed Chatah, dans une interview au journal arabophone Al-Hayat à paraître dimanche.

"La France appelle (...) au respect des échéances constitutionnelles, en particulier celle de l'élection présidentielle prévue en mai 2014", déclare le président, attendu dimanche en Arabie saoudite, où il entend évoquer avec le roi Abdallah "la nécessité de préserver la stabilité du Liban".

Le mandat du président libanais sortant, Michel Sleiman, expire le 25 mai, alors que les craintes sont vives qu'un successeur ne puisse être élu en raison des divergences profondes entre les camps pro et anti-syrien.

"Il faut que cesse cette montée des violences qui met en danger l'unité du Liban", déclare M. Hollande.

Mohammad Chatah, proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, hostile au régime syrien et à son allié le Hezbollah, a été tué vendredi dans un attentat à la voiture piégée.

"Je tiens tout d'abord à condamner de la manière la plus ferme l'attentat qui a coûté la vie à Mohammad Chatah, homme de dialogue et de paix", réaffirme le président Hollande, souhaitant que le Liban reste "uni face aux périls qui l'entourent".

M. Hollande "appelle" par ailleurs "toutes les parties" à respecter le mandat du tribunal international réuni après l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, se "félicitant" de la tenue de sa première audience, prévue le 16 janvier.

Interrogé sur la situation en Syrie, il réaffirme aussi qu'"il n'y a pas de solution politique avec le maintien de Bachar al-Assad", le président syrien, l'accusant d'instrumentaliser les combattants islamistes.

"Bachar al-Assad ne combat pas les extrémistes, il les utilise pour faire pression sur l'opposition modérée", affirme le chef de l'Etat français.

Quant à l'Iran, il doit selon lui "jouer un rôle constructif dans la recherche d'une solution à la crise syrienne et accepter les termes du communiqué de Genève (de juin 2012) sur la transition politique en Syrie".

Outre le Liban et la Syrie, M. Hollande précise qu'il entend évoquer dimanche avec le roi Abdallah les négociations sur le dossier du programme nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent de dissimuler des fins militaires, et le partenariat bilatéral en matière de défense.

A propos de l'Egypte, dont Ryad est un allié inconditionnel, il juge "déterminant que les libertés et les droits fondamentaux soient assurés et que l'ensemble des courants politiques rejetant la violence puisse participer au processus de transition".

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