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Coupe du monde - Bormio/descente: Svindal et Guay remontés

28/12/2013 09:28 EST | Actualisé 27/02/2014 05:12 EST

Le Norvégien Aksel Lund Svindal et le Canadien Erik Guay, les deux hommes en forme de la vitesse, brûlent de conquérir dimanche la descente de Bormio, une des plus belles et difficiles de la Coupe du monde de ski alpin.

Leur envie est d'autant plus forte qu'ils n'ont pas encore inscrit leur nom au palmarès de la Stelvio, une pente tout en dévers qui laisse les arrivants à bout de souffle et les cuisses sans ressort.

Leader au classement général de la Coupe du monde, Svindal avait seulement effleuré la victoire en 2012, devancé d'un centième de seconde par l'Autrichien Hannes Reichelt et l'Italien Dominik Paris, premiers ex aequo.

A deux centièmes de la paire austro-italienne, l'Autrichien Klaus Kröll resta exclu du podium!

Ce fut d'ailleurs l'arrivée la plus serrée de l'histoire de la discipline reine.

Si Reichelt peut espérer "le coup de deux", Paris a dû renoncer. Le vice-champion du monde souffre encore du mollet gauche, séquelle d'une chute lors du premier entraînement de la descente de Val Gardena.

Là où, il y a une semaine, Guay s'est imposé, cinq mois seulement après une arthroscopie du genou gauche, qui lui a fait manquer la préparation estivale.

"Je sais que je skie bien et que je peux transposer en course mes résultats d'entraînement. Le secret, c'est de ne pas trop penser et ne pas trop en faire", souligne le skieur du Mont-Tremblant.

Agé de 32 ans, le Québécois se réfère aux épreuves de début de saison, à Lake Louise (Canada) et Beaver Creek (Etats-Unis), où il n'avait pas confirmé en course ses chronos aux entraînements.

Motivation

"Noël a été difficile car j'ai dû regarder à travers Skype mes enfants déballer leurs cadeaux. Je me réjouis vraiment: après la course, je vais repartir au Canada. C'est très motivant", explique Erik Guay.

Même si la Stelvio est, avec un départ abaissé cette année à cause des récentes chutes de neige, raccourcie de six secondes, elle reste une épreuve redoutable, surtout dans sa partie terminale dure et bosselée. "Le trou noir", disent ses prétendants, en référence à la plongée dans l'ombre et la fatigue qui s'insinue dans le cerveau.

Alors, mieux vaut en avoir pris la mesure. C'est le cas du revenant américain Bode Miller, 36 ans, vieil amant de la piste. "J'ai de très bons souvenirs ici", souffle le génial Bode. On ne saurait mieux dire: le skieur du New Hampshire y a remporté deux médailles d'or lors des Mondiaux 2005, dominant super-G et descente, puis a encore gagné en 2007.

Même privée de Paris, la Squadra à domicile possède des arguments avec Innerhofer, lauréat en 2008, et Peter Fill, deuxième en 2006.

Et puis, il y a le Français David Poisson, médaillé de bronze aux Mondiaux-2013 et toujours à la recherche d'un premier podium en Coupe du monde.

La Stelvio tend les bras au Savoyard, quatrième en 2009 après s'y être révélé aux Mondiaux-2005 (9e en descente et en super-G).

Dimanche 29 décembre: descente (10h45 GMT)

asc/dhe

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