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Soudan du Sud : rebelles et gouvernement revendiquent chacun le contrôle d'une ville-clé

27/12/2013 04:30 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Les forces gouvernementales sud-soudanaises et les rebelles qui s'affrontent depuis lundi à Malakal, capitale de l'Etat pétrolier du Haut-Nil, ont toutes deux revendiqué vendredi le contrôle de cette ville-clé.

"A l'heure où nous parlons, Malakal est sous le contrôle complet des forces loyales à l'ex-vice président Riek Machar", a affirmé à l'AFP Moses Ruai, un porte-parole de la rébellion, ajoutant que les forces gouvernementales en avaient été chassées jeudi soir.

Les rebelles "se sont débarrassés de toutes les forces loyales au président (Salva Kiir) et contrôlent maintenant Malakal", a-t-il ajouté. Selon lui, le gouverneur de l'Etat du Haut-Nil, Simon Kun Poch, était en fuite vendredi.

Le ministre sud-soudanais de la Défense, Kuol Manyang Juuk, a réfuté ces affirmations, parlant de "désinformation". Selon lui, Malakal est au contraire entièrement sous le contrôle des forces gouvernementales.

"Les éléments de Riek, qui consistent en fait à quelques membres de la police et quelques membres de l'armée, ont été vaincus et ne sont plus à Malakal", a affirmé le ministre, ajoutant envoyer des renforts à l'armée sur place pour gérer la situation.

"Il n'y a plus de combats (...) La ville est sous le contrôle total du gouvernement", et les rebelles se replient, a-t-il poursuivi.

Le Soudan du Sud est traversé depuis le 15 décembre par d'intenses combats qui menacent de dégénérer en guerre civile.

Au coeur de ce conflit, une rivalité entre le président Kiir et son ex-vice président, limogé en juillet.

Le premier accuse le second de tentative de coup d'Etat. Riek Machar nie et reproche à Salva Kiir de simplement chercher à éliminer ses rivaux. Ses forces ont malgré tout pris le contrôle d'autres capitales régionales stratégiques ces derniers jours, Bentiu, dans l'Etat d'Unité, et Bor, dans celui du Jonglei, reperdue depuis mardi.

Malakal faisait l'objet de combats depuis le 23 décembre. Jeudi encore, le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, avait indiqué que la ville était divisée en deux, la partie nord sous contrôle de l'armée et la partie sud sous celui des rebelles.

str-aud/de

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