NOUVELLES

Liban: l'attentat vise à détruire l'unité nationale (Hezbollah)

27/12/2013 10:46 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

Le Hezbollah a affirmé que l'assassinat vendredi d'un membre de la coalition hostile au régime de Damas visait à détruire "l'unité nationale", mais n'a pas réagi aux déclarations de cette coalition, qui l'accuse d'être derrière l'attentat.

"Le Hezbollah estime que ce crime ignoble s'inscrit dans le cadre de la série des crimes et des attentats qui visent à détruire le pays", a indiqué le mouvement chiite dans un communiqué.

"C'est une tentative répugnante de porter atteinte à la stabilité et à l'unité nationale, qui ne profite qu'aux ennemis du Liban", a poursuivi le Hezbollah.

Le parti n'a pas réagi aux communiqués de la coalition dite du 14 mars et de son chef Saad Hariri, qui l'ont mis en cause ainsi que le régime syrien dans cet attentat.

"Le meurtrier est le même, celui qui est assoiffé de sang syrien comme du sang libanais (...) De Beyrouth, à Tripoli (...) le meurtrier est le même, lui est ses alliés libanais, de Deraa, à Alep, à Damas, à toute la Syrie", a dit la coalition, en référence au régime de syrien, qui mène une guerre sanglante contre une rébellion cherchant à le renverser depuis plus de deux ans et demi.

Le Hezbollah est engagé dans cette bataille contre les rebelles aux côtés de l'armée syrienne.

Damas et le Hezbollah sont également accusés par la coalition du 14 mars d'être derrière l'assassinat de huit personnalités hostiles au régime, dont notamment l'ex-dirigeant Rafic Hariri, tué en 2005.

Cinq membres du Hezbollah sont inculpés par le Tribunal spécial pour le Liban, une instance internationale, dans cette affaire. Mais le parti chiite refuse de les remettre à la justice, alors que le procès de quatre d'entre eux doit commencer le 16 janvier 2014 à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye.

ram/cbo

PLUS:hp