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Attentat au Liban: Damas et le Hezbollah mis en cause (coalition du 14 mars)

27/12/2013 09:08 EST | Actualisé 26/02/2014 05:12 EST

La coalition libanaise hostile au régime syrien a mis en cause le pouvoir à Damas et son allié, le Hezbollah chiite, dans l'attentat qui a coûté la vie vendredi à l'un de ses membres, Mohammad Chatah.

"Le meurtrier est le même, celui qui est assoiffé de sang syrien comme du sang libanais (...) de Beyrouth, à Tripoli (...) à l'ensemble du Liban, le meurtrier est le même, lui est ses alliés libanais, de Deraa, à Alep, à Damas, à toute la Syrie", a affirmé l'ex-Premier ministre Fouad Siniora en lisant un communiqué de la coalition dite du "14 mars".

Il faisait référénce au régime de Bachar al-Assad, engagé dans une guerre sanglante contre une rébellion qui cherche à le renverser depuis plus de deux ans et demi.

Damas, et son allié le Hezbollah, sont également accusés par la coalition du 14 mars d'être derrière l'assassinat de huit personnalités hostiles au régime, dont notamment l'ex-dirigeant Rafic Hariri.

Une série d'attentats avait coûté la vie à huit hommes politiques et journalistes hostiles au régime d'Assad de 2005 à 2012.

"Le meurtrier est le même, il vise les héros du Liban (...) deux semaines avant le début (du procès) au Tribunal spécial pour le Liban (TSL)" en charge d'identifier et de juger les assassins du dirigeant Rafic Hariri, tué en 2005, poursuit le communiqué.

Cinq membres du Hezbollah sont inculpés par le TSL, une instance internationale, dans cette affaire. Le parti chiite refuse de les remettre à la justice, alors que le procès de quatre d'entre eux doit commencer le 16 janvier à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye.

La coalition du 14 mars a réclamé que le dossier de l'assassinat de M. Chatah soit transféré au TSL, comme celui de M. Hariri et des autres personnalités libanaises assassinées depuis 2005.

Plus tôt, l'ex-Premier ministre et fils de Rafic Hariri, Saad Hariri, avait aussi pointé du doigt la responsabilité du Hezbollah dans la mort de M. Chatah.

"Pour nous, les accusés sont (...) les mêmes qui se dérobent à la justice internationale, ceux qui refusent de comparaître devant le tribunal international", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Ce sont ceux-là mêmes qui exposent le Liban et les Libanais (...) au chaos et propagent l'incendie régional à la nation (libanaise)", a ajouté l'ex-Premier ministre en référence au Hezbollah, dont les combattants luttent contre les rebelles en Syrie aux côtés du régime de Damas.

"Ceux qui ont assassiné Mohammad Chatah sont ceux-là mêmes qui ont tué Rafic Hariri et ceux qui veulent assassiner le Liban, humilier et affaiblir l'Etat", a encore souligné M. Hariri, qualifiant l'assassinat de son conseiller et ami de "nouveau message de terrorisme".

"Les terroristes et les criminels ont recours aux voitures piégées et à tous les instruments de haine pour tuer les gens libres du Liban les uns après les autres", a-t-il accusé.

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