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Transition en cours

26/12/2013 07:36 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Pour les Alouettes, 2013 revêtait des allures de renaissance avec l'arrivée d'un nouveau groupe d'entraîneurs. Au final, la dernière saison semble plutôt avoir marqué la conclusion d'un immense chapitre de l'histoire de l'équipe.

Un texte de Olivier Arbour-Masse Twitter Courriel

Anthony Calvillo, cœur et âme des Oiseaux qu'il a rejoints en 1998, n'a pas encore confirmé sa retraite. Mais les chances de le revoir sur le terrain étaient minces à l'entendre parler au bilan annuel de l'équipe, en novembre.

Le quart vedette a raté la majorité des matchs de la saison à cause d'une commotion cérébrale subie le 17 août. À 41 ans, les risques sur la santé d'un retour au jeu pèsent plus lourdement que jamais.

Retraite ou pas, les Alouettes ont sérieusement préparé l'après-Calvillo pour la première fois en 2013. Trois quarts se sont relayés aux commandes de l'attaque. Les trois ont gagné. Et les trois ont gaffé. Entre Tanner Marsh et Josh Neiswander, Troy Smith, ancien gagnant du trophée Heisman, s'est imposé comme le plus crédible successeur au plus prolifique passeur de l'histoire du football professionnel.

Ces expérimentations ne se sont pas faites sans heurt. L'attaque, fierté des Montréalais depuis de longues années, a été un boulet tout au long de la saison. Les nouveaux quarts ne sont pas les uniques responsables de ces déboires. Anthony Calvillo lui-même n'était pas parvenu à faire fructifier le système du nouveau coordonnateur offensif Mike Miller ni celui de Doug Berry, appelé à prendre le relais.

Et puis, il y a eu les blessures majeures à Brandon Whitaker et à Jamel Richardson. Perdre son quart étoile, son porteur de ballon désigné et son meilleur receveur en une saison n'annonce rien de bon. Surtout quand tout cela s'échafaude sur des fondations à peine cimentées.

Commencer dans l'incertitude

L'année 2013 s'est en effet amorcée dans le tumulte. Marc Trestman, grand architecte des deux dernières conquêtes de la Coupe Grey, a quitté le nid pour aller diriger les Bears de Chicago, emmenant ce qu'il restait d'entraîneurs adjoints.

Son départ tardif, à la mi-janvier, combiné au fait que le directeur général Jim Popp était lui aussi en processus d'entrevues pour un emploi dans la NFL, a retardé la nomination d'un entraîneur, limitant le bassin de candidats potentiels.

Les Alouettes se sont donc rabattues sur Dan Hawkins, un homme qui n'avait jamais dirigé de professionnels, avec les résultats que l'on sait. Les Alouettes ont remporté seulement deux de leurs cinq premiers matchs avant que Popp ne prenne la place de Hawkins sur les lignes de côté.

Popp a peiné à redresser la barque et les Alouettes ont conclu 2013 avec une fiche perdante (8-10) pour la première fois depuis 2007. Au premier tour éliminatoire, ils ont connu un match à l'image de leur saison. La défense a brillé, mais l'attaque n'en a pas profité avec comme résultat une défaite en prolongation aux mains des Tiger-Cats, éventuels finalistes.

Pour 2014, peu de garanties

Aujourd'hui, les Alouettes se retrouvent dans la même posture inconfortable qu'en janvier 2013. L'année 2014 se pointe le nez et l'identité du pilote n'a pas été confirmée. Jim Popp aimerait bien que son statut d'entraîneur passe d'intérimaire à permanent, mais ses arguments sont faibles : une fiche de 6-7 en 2013 et un dossier de 8-10 en 2007.

Dans le tourment de la dernière saison, la défense des Alouettes a constitué la seule consolation, semaine après semaine. La même brigade qui avait tant peiné en 2012 s'est imposée comme la meilleure du circuit Cohon à plusieurs chapitres. Son meneur incontesté, Chip Cox, a été auréolé du titre de joueur défensif de la saison.

La défense, voilà une stabilité sur laquelle pourra s'appuyer le prochain entraîneur pour redonner aux Alouettes leur lustre perdu.

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