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Le premier militant de Greenpeace à partir de Russie quitte Saint-Pétersbourg (AFP)

26/12/2013 11:43 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Un premier militant de Greenpeace a pris un train jeudi soir pour quitter la Russie et rentrer chez lui, plus de trois mois après avoir été arrêté avec 29 autres membres d'équipage d'un navire de l'ONG pour une action dans l'Arctique.

Dmitri Litvinov, un Suédo-Américain d'origine russe, a quitté à 20H25 (16H25 GMT) Saint-Pétersbourg à bord d'un train pour Helsinki, en Finlande, a constaté une journaliste de l'AFP.

Il avait reçu dans la journée un visa lui permettant de quitter le territoire russe après avoir été amnistié.

Il entrera en Finlande à 20H30 heure locale (17H30 GMT), a indiqué Greenpeace dans un communiqué.

Il doit ensuite rejoindre Stockholm par ferry.

"Je quitte la Russie avec des sentiments mitigés: je ressens d'un côté le soulagement que tout soit terminé et de l'autre un sentiment d'injustice car on nous considère comme des criminels", a-t-il confié à l'AFP peu avant son départ.

"Les poursuites contre nous sont levées mais l'affaire n'est pas close", a-t-il expliqué.

"Je m'inquiète pour les autres qui vivent en Russie", a-t-il aussi déclaré.

M. Litvinov faisait partie de l'équipage de l'Arctic Sunrise - composé de 30 personnes dont 26 non-Russes - arrêté fin septembre après une action contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique visant à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison maximum, les militants ont vu leur chef d'inculpation requalifié par la suite en "hooliganisme", délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

D'abord détenus à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, ils avaient été ensuite transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre et finalement de bénéficier d'une amnistie votée la semaine dernière par le Parlement russe à l'occasion des 20 ans de la Constitution.

Après avoir mis fin officiellement ces derniers jours aux poursuites les visant, la Russie a commencé jeudi à délivrer des visas aux ressortissants non-Russes.

Interpellés en mer par un commando des forces russes, ils ne disposaient en effet pas de visa d'entrée sur le territoire russe, ce qui les empêchait aussi de le quitter.

mak-edy/bir

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