NOUVELLES

Le chef du Conseil de sécurité russe estime difficile de tenir Genève-2 dans les délais fixés

26/12/2013 01:00 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

Le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, a estimé qu'il ne serait pas possible de tenir la conférence Genève-2 le 22 janvier comme prévu, dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta.

"Nous n'arriverons pas à tenir la conférence dans les délais initialement impartis", a-t-il déclaré. "On progresse difficilement", a-t-il expliqué.

"Beaucoup dépend de la volonté et de la capacité des Etats-Unis et d'une série d'autres Etats à consolider l'opposition, la convaincre de participer à ce forum international", a encore dit le haut-responsable, ajoutant que la Russie, un allié de Damas, insistait pour que "tous les acteurs" du conflit y participent.

La Conférence de Genève-2 doit s'ouvrir le 22 janvier à Montreux en Suisse pour tenter de trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 126.000 morts selon l'OSDH et des millions de réfugiés et déplacés selon l'ONU.

M. Patrouchev a par ailleurs indiqué que la première étape du plan de destruction des armes chimiques syriennes était achevée.

"Actuellement, est terminée la première étape de destruction du potentiel chimique militaire de la Syrie, au cours de laquelle ont été liquidées les équipements clés nécessaires pour fabriquer des armes chimiques, mélanger ses composants et charger des engins", a-t-il indiqué.

Il a souligné que l'Onu et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient noté la "bonne coopération des autorités syriennes" dans ce processus.

"Il reste toutefois beaucoup à faire, élaborer un plan, détaillé de la deuxième étape de la mission conjointe ONU-OIAC en Syrie, organiser le travail et détruire les stocks existants d'armes chimiques (plus de 1.000 tonnes de substances toxiques et de composants pour les fabriquer)", a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté en septembre une résolution ordonnant la destruction de l'arsenal chimique syrien d'ici à la mi-2014. Ce texte avait été adopté dans la foulée d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, qui avait écarté in extremis la menace d'une frappe américaine, brandie après une attaque chimique meurtrière imputée au régime le 21 août près de Damas.

edy/bir

PLUS:hp