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Koweït: rejet en justice d'un recours de l'ex-porte-parole d'Al-Qaïda

26/12/2013 03:13 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Un tribunal koweïtien a rejeté un recours de l'ancien porte-parole d'Al-Qaïda réclamant la nationalité koweïtienne dont il avait été déchu pour ses activités "terroristes", selon la presse jeudi.

Dans un jugement rendu mercredi, le tribunal administratif a expliqué son rejet par le fait que Souleimane Abou Ghaith, gendre du fondateur d'Al-Qaïda Oussama ben Laden, était membre d'un réseau responsable d'attaques ayant tué des innocents, a précisé le quotidien Al-Qabas.

Le gouvernement koweïtien avait retiré sa nationalité à Souleimane Abou Ghaith, actuellement jugé à New York, juste après les attentats du 11 septembre 2011 aux Etats-Unis ayant tué des milliers de personnes.

"Il a été prouvé sans équivoque qu'il (Abou Ghaith) était membre et porte-parole du réseau Al-Qaïda", précise le texte du verdict, qui peut faire l'objet d'un recours en appel.

L'épouse et les enfants de Souleyman Abou Ghaith vivent toujours au Koweït.

Lundi, le parquet fédéral de New York a accusé Abou Ghaith, poursuivi aux Etats-Unis pour terrorisme, de complicité avec Richard Reid, le Britannique qui avait tenté de faire exploser un vol Paris-Miami en décembre 2001.

Abou Ghaith, 48 ans, a été inculpé cette année à New York de "complot visant à tuer des ressortissants américains". Son procès doit débuter le 3 février.

Il avait été arrêté fin janvier à Ankara, après avoir traversé la frontière avec l'Iran où il était installé avec sa famille depuis 2002. La Turquie l'a ensuite expulsé pour la Jordanie et c'est là qu'il a été arrêté par la CIA, selon ses avocats.

Marié à Fatima, une des filles de ben Laden, Abou Ghaith aurait été au service d'Al-Qaïda de mai 2001 à 2002.

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