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Algérie: pourvoi en cassation de l'ex-magnat khalifa après son extradition de Londres

26/12/2013 05:03 EST | Actualisé 25/02/2014 05:12 EST

L'ex-magnat algérien Rafik Khalifa, extradé mardi de Londres, a formé jeudi un pourvoi en cassation devant la cour suprême contre l'arrêt de renvoi de son procès à l'issue duquel il avait été condamné en 2007 par contumace à la prison à vie, a indiqué une source judiciaire.

"La cour suprême a enregistré jeudi matin un pourvoi en cassation introduit par Rafik Abdelmoumene Khelifa contre l'arrêt de renvoi de son procès par la chambre d'accusation de la cour de Blida en 2007", a précisé cette source, citée par l'agence de presse APS.

L'accusé a également fait "une déclaration d'opposition" contre son jugement par contumace à l'issue duquel il a été condamné en mars 2007 à perpétuité dans l'affaire de la banque qu'il dirigeait et qui a été dissoute, selon la même source.

Réfugie à Londres depuis 2003, Rafik Khelifa a été remis mardi à l'Algérie par les autorités britanniques. Il se trouve actuellement en détention dans une prison de la capitale, selon les médias locaux.

Il avait été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité notamment pour "association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux" dans le cadre du procès de la Khalifa Bank dont il est le fondateur.

Neuf autres inculpés avaient également été condamnés par contumace, à 20 ans de prison ferme dans ce premier procès.

Parmi les 104 accusés présents au procès de mars 2007, une cinquantaine a été relaxée, les autres ayant été condamnés à des peines allant d'une année à 20 ans de prison. Parmi les condamnés, 75 avaient introduit un pourvoi en cassation devant la cour suprême.

Le procès, après cassation, ouvert le 2 avril 2013 avait été reporté à une date ultérieure.

L'ancien homme d'affaire est à l'origine du plus grand scandale financier en Algérie, où son ascension fulgurante fut aussi rapide que sa chute. La faillite de son groupe, qui employait 20.000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé par des avocats entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

abh/bir

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