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Tunnel creusé par des contrebandiers entre la Chine et Hong Kong (média)

25/12/2013 04:41 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Des contrebandiers chinois ont creusé un tunnel entre Hong Kong et la ville chinoise de Shenzhen, l'ont étayé de ciment et l'ont même équipé de rails pour transporter des biens clandestinement, selon un média officiel.

Cette conduite souterraine partait "d'un garage loué à Shenzhen" et menait "à un fossé de roseaux à Hong Kong, parfaitement dissimulé", a relaté le site d'informations china.com.cn, émanation du gouvernement.

Long de 40 mètres, ce tunnel a été creusé et aménagé "d'une façon extrêmement professionnelle", a-t-il commenté.

Hong Kong, territoire rétrocédé en 1997 par le Royaume-Uni à la Chine, en reste fondamentalement distinct et demeure administré de manière autonome. Le commerce entre Hong Kong et la Chine "continentale" est soumis de part et d'autre à des réglementations et au paiement de droits de douane.

Hong Kong n'est séparé que par une étroite frontière de Shenzhen, la métropole commerciale voisine, dans la province chinoise du Guangdong.

Le tunnel, large de 80 cm et haut de 1 mètre --juste assez grand pour qu'un adulte puisse y ramper--, débouchait du côté hong-kongais à quelques mètres de la rivière marquant la frontière.

Les contrebandiers y avaient installé des éclairages, des moyens d'aération, et un système sophistiqué de poulies permettant d'y manoeuvrer des wagons, qui servaient notamment à transporter des téléphones portables ou des tablettes informatiques.

Selon des estimations, la construction et l'aménagement du tunnel ont dû nécessiter 3 millions de yuans (358.000 euros) et quatre mois de travaux.

Des officiers des douanes ont découvert le tunnel la semaine dernière, et un résident voisin a par la suite confirmé avoir entendu des bruits de forage pendant une ou deux nuits, mais avait supposé qu'il s'agissait de travaux ordinaires de rénovation.

Les ingénieux contrebandiers en revanche courent toujours et leur identité reste inconnue: selon les autorités, citées par le site d'information, l'homme qui avait loué le garage de Shenzhen d'où partait le tunnel avait utilisé de faux papiers pour s'enregistrer.

cdh-jug/ml

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