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Malgré les tensions Tokyo-Pékin, les ventes de voitures nippones rebondissent en Chine

25/12/2013 04:13 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Les ventes de voitures japonaises en Chine ont nettement rebondi en novembre, un an après avoir souffert d'un conflit territorial sino-nippon pourtant non réglé, a-t-on appris mercredi auprès des constructeurs.

Le premier groupe mondial d'automobiles, Toyota, y a écoulé 40,7% de voitures de plus qu'au cours du même mois de 2012. Ses ventes ont atteint 90.000 unités, tirées par plusieurs de ses modèles vedettes (voitures de moyenne gamme Corolla et Camry, SUV RAV4 et Highlander).

Le numéro deux japonais, Nissan dont Renault est le premier actionnaire, a vu ses ventes presque doubler (+95,7%) sur la même période, à près de 132.000 véhicules. Le constructeur a évoqué la popularité de sa berline Sylphy et de son crossover Qashqai.

Le troisième constructeur nippon, Honda, a doublé ses ventes, autour de 83.000 voitures.

Point notable, les ventes de ces groupes ont atteint des niveaux jamais vus lors d'un mois de novembre dans ce pays.

Pour faire face à ce regain de demande, ils ont fortement augmenté leur production locale: Toyota l'a presque doublée en novembre sur un an, Nissan l'a multipliée par 2,5 et Honda l'a plus que triplée.

Les géants nippons du secteur ont apparemment profité d'un apaisement des craintes des consommateurs chinois: l'an passé à la même époque, les ventes de voitures nippones dans l'Empire du milieu avaient plongé à cause des conséquences d'une querelle territoriale entre les deux pays.

En septembre 2012, le gouvernement japonais a acheté à leur propriétaire privé nippon une partie des îles de mer de Chine orientale administrées par Tokyo sous le nom de Senkaku mais revendiquées avec force par Pékin sous la dénomination de Diaoyu.

Cette décision nippone avait entraîné une semaine de manifestations anti-japonaises, parfois violentes, dans de nombreuses villes chinoises, au cours desquelles des véhicules de marque japonaise avaient été vandalisés. Des consommateurs chinois avaient alors renoncé à acheter des voitures nippones, de peur qu'elles ne subissent le même sort.

Des Chinois avaient en outre choisi de boycotter les voitures japonaises en signe de protestation.

Un an plus tard, la tension sino-nippone n'est pas retombée autour de l'archipel inhabité des Senkaku, situé à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon). Mais ses effets sur les consommateurs se sont atténués, permettant aux constructeurs japonais de profiter de nouveau de leur bonne implantation.

Dans un entretien accordé à l'AFP fin novembre, le patron de Nissan en Chine, et numéro deux de facto du groupe, avait même expliqué que son entreprise peinait à suivre l'expansion effrénée du marché chinois, premier du secteur dans le monde.

Quelque 19,31 millions de véhicules ont été vendus en Chine en 2012 et les experts s'attendent à davantage en 2013, avec une forte croissance escomptée au moins jusqu'à 2020.

pn/kap/fw

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