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Le pape demande l'arrêt des violences en Centrafrique et au Soudan du Sud

25/12/2013 07:31 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Le pape François, qui célèbre pour la première fois Noël en tant que chef de l'Église catholique romaine, a appelé mercredi au dialogue afin de mettre fin aux conflits en cours au Soudan du Sud, en Syrie ou encore en Centrafrique, en expliquant que la paix était pour chacun un engagement de chaque jour.

Lors de la traditionnelle bénédiction « urbi et orbi » (à la ville et au monde) donnée depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, il a également plaidé en faveur de la protection de l'environnement face à « la convoitise et l'avidité des hommes ».

Il a aussi lancé un appel en faveur des réfugiés, des déplacés et des migrants « en quête d'une vie digne », en appelant les chrétiens à prier pour que ces derniers « trouvent accueil et aide ».

Mais son allocution a été consacrée pour l'essentiel à un plaidoyer en faveur d'une paix « véritable » qui, selon lui, « n'est pas un équilibre entre des forces contraires », mais « un engagement de tous les jours ».

Outre la Syrie et la République centrafricaine, « souvent oubliée des hommes », le chef de l'Église catholique romaine a évoqué la situation en Irak, au Soudan du Sud et au Nigeria, trois pays où des tensions entre communautés ont fait des milliers de morts ces derniers mois.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé mardi l'envoi de 5500 Casques bleus supplémentaires au Soudan du Sud, où les forces du président Salva Kiir affrontent des rebelles fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar.

« Les guerres brisent et blessent tant de vies! » a souligné le pape.

Il a aussi dit prier pour faire « aboutir à une heureuse issue les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ».

« Faire humblement son devoir »

Le pape a invité les chrétiens du monde entier à s'unir au « chant des anges » qui, selon lui, « est pour chaque homme et pour chaque femme qui veille dans la nuit, qui espère un monde meilleur, qui prend soin des autres en cherchant à faire humblement son devoir ».

Parmi les pèlerins du monde entier rassemblés mercredi sur la place Saint-Pierre, certains ont expliqué avoir fait le voyage parce qu'ils avaient l'impression que le pape François apportait un nouveau souffle au catholicisme.

« [Il] ouvre une nouvelle ère dans l'Église, une Église qui se préoccupe beaucoup plus des pauvres et qui est plus austère, plus vivante », a déclaré Dolores Di Benedetto, comme lui de nationalité argentine.

Mardi soir, le pape élu le 13 mars par les cardinaux pour succéder à Benoît XVI avait célébré pour la première fois la messe de Noël en tant que chef spirituel des 1,2 milliard de catholiques.

Devant 10 000 personnes rassemblées dans la basilique Saint-Pierre, il avait prononcé une courte homélie sur le thème du choix nécessaire entre l'ombre et la lumière.

Le premier pape non européen depuis 1300 ans présidera le 31 décembre une cérémonie « en remerciement de l'année écoulée », avant de célébrer le lendemain une messe de Nouvel An, qui marque pour l'Église la Journée mondiale de la Paix.

Enfin, le 6 janvier aura lieu une messe à l'occasion de l'Épiphanie, qui célèbre l'incarnation du Seigneur dans le monde par la visite et l'hommage des Rois mages à l'enfant Jésus.

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