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La guérilla de l'ELN libère un employé du secteur pétrolier en Colombie

25/12/2013 12:08 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

La deuxième guérilla de Colombie, l'Armée de libération nationale (ELN), a relâché un employé d'une compagnie pétrolière, enlevé le 30 octobre, pour le remettre à une mission du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé mercredi l'organisme.

L'employé, de nationalité colombienne, a été libéré mardi soir dans la province de l'Arauca, une région du nord du pays où cette rébellion d'extrême gauche est particulièrement bien implantée, a indiqué à l'AFP la porte-parole du CICR, Patricia Rey.

L'ex-otage travaillait pour l'entreprise ICAMEX, sous-traitant de la compagnie Occidental Colombia et du pétrolier d'Etat Ecopetrol.

Le secteur pétrolier, locomotive de l'économie colombienne, est souvent la cible d'actes de sabotage ou d'enlèvement de la part des guérillas, qui affirment agir au nom de la défense des ressources naturelles, pillées selon elle par les multinationales.

Cette libération intervient alors que l'ELN a récemment manifesté à nouveau sa volonté d'ouvrir des négociations de paix, dans le sillage de celles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la première rébellion du pays, en cours depuis plus d'un an.

Fondées dans les années 1960, l'ELN et les Farc sont les dernières guérillas en activité en Colombie où elles comptent encore respectivement 2.500 et 8.000 combattants, selon les autorités.

Impliquant des guérillas, des milices paramilitaires d'extrême-droite et des gangs de criminels, le conflit colombien, le plus vieux d'Amérique latine, a fait plusieurs centaines de milliers de morts et quelque 15.000 disparus, selon des chiffres officiels.

an/cd/via

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