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Iran: proposition de loi pour faire de l'enrichissement à 60% en cas de nouvelles sanctions

25/12/2013 08:31 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Une centaine de députés iraniens ont déposé une proposition de loi pour demander au gouvernement de faire de l'enrichissement d'uranium à 60% en cas de nouvelles sanctions décidées par les puissances occidentales, ont rapporté mercredi les médias iraniens.

"Si les autres pays (du groupe 5+1) renforcent les sanctions, imposent de nouvelles sanctions ou violent les droits nucléaires de la République islamique, le gouvernement sera immédiatement dans l'obligation d'augmenter le niveau d'enrichissement d'uranium à 60% pour assurer les besoins du pays pour équiper des navires (à propulsion nucléaire, ndlr) et de démarrer le réacteur à eau lourde d'Arak", a déclaré le député Mehdi Moussavi-nejad, signataire de ce projet, cité par les agences Isna et Fars.

Cette proposition de loi a été déposée mercredi et doit encore être approuvée par le parlement qui compte 290 membres.

Selon l'accord conclu le 24 novembre à Genève entre l'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), Téhéran a accepté notamment de suspendre pour une durée de six mois son enrichissement d'uranium à 20% pour le limiter à moins de 5% et de ne pas installer les équipements du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction.

En contrepartie, les pays occidentaux ont accepté de ne pas imposer de nouvelles sanctions et de lever partiellement les sanctions déjà imposées.

Le réacteur à eau lourde d'Arak, toujours en construction, pourrait produire du plutonium, utilisable - s'il est retraité - pour la fabrication de l'arme atomique. Dans l'accord de Genève, l'Iran s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement de plutonium, ce qui l'empêchera de fait de l'utiliser à des fins militaires.

Des négociations difficiles ont été engagées entre les experts de l'Iran et des pays du groupe 5+1 pour se mettre d'accord sur un "plan d'application" de l'accord de Genève.

Ces négociations ont été interrompues pendant les vacances de Noël.

Le chef de l'équipe de négociateurs iraniens, Abbas Araghchi a déclaré en fin de semaine que les négociations avançaient lentement en raison de "certaines interprétations" de l'accord par les pays du groupe 5+1.

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