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Erdogan se refuse à évoquer les démissions de ministres, dénonce un "complot"

25/12/2013 09:08 EST | Actualisé 24/02/2014 05:12 EST

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a refusé de réagir mercredi à la démission de trois de ses ministres à la suite du scandale de corruption qui fait vaciller son gouvernement, continuant de dénoncer un "complot".

S'exprimant devant les cadres de son Parti de la justice et du développement (AKP), M. Erdogan n'a fait aucun commentaire sur le départ de ses trois proches mais a longuement insisté, une nouvelle fois, sur un "complot aux ramifications internationales" ourdi pour déstabiliser le pays et son économie.

"Il y a une dimension internationale à toute cette conspiration. C'est une affaire présentée sous la forme d'une opération judiciaire qui vise en fait à porter atteinte à l'avenir de la Turquie", a-t-il martelé.

Les trois ministres de l'Intérieur, de l'Economie et de l'Environnement, dont les fils ont été mis en cause dans un scandale de corruption sans précédent, ont successivement présenté leurs démissions mercredi.

Dans son allocution, M. Erdogan s'en est également pris de façon très virulente à la confrérie du prédicateur musulman de Fetullah Gülen, jadis son allié, qu'il accuse implicitement d'être à l'origine de l'enquête judiciaire en cours.

"Nous ne tolérerons jamais des institutions parallèles à l'Etat", a lancé le chef du gouvernement sous les applaudissements de ses partisans, promettant d'en finir avec les "bandes qui ne pensent qu'à leur propres intérêts, sous le couvert de la religion".

L'organisation de M. Gülen, très influente dans la police et la magistrature, est entrée en guerre ouverte contre le gouvernement à cause de son projet de supprimer les écoles de soutien scolaire privées, une de ses principales sources de revenus.

BA/pa/bir

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