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Ukraine: le Géorgien Saakachvili et 35 étrangers persona non grata (presse)

24/12/2013 04:55 EST | Actualisé 22/02/2014 05:12 EST

L'ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili et 35 autres citoyens étrangers de nationalité géorgienne, américaine et allemande accusés de "déstabiliser" la situation en Ukraine, ont été déclarées persona non grata, a affirmé mardi un député du parti pro-pouvoir au quotidien Kommersant.

Le député Oleg Tsarev du Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch a déclaré au journal que le ministère des Affaires étrangères et les services spéciaux ukrainiens (SBU) avaient satisfait sa demande d'interdire d'accès en Ukraine 36 étrangers qui "sont soupçonnés de conseiller l'opposition ukrainienne comment déstabiliser la situation dans le pays".

Contacté par l'AFP, un porte-parole de la diplomatie ukrainienne Vassyl Zvarytch a déclaré être au courant de la demande du député Tsarev et souligné que la décision revenait au SBU.

"Je ne dispose pas d'informations concernant la décision du SBU. Je n'ai pas vu la liste" des personnes indésirables, a-t-il déclaré à l'AFP.

Le service de presse du SBU était pour sa part injoignable mardi matin.

"Les visites de plus en plus fréquentes de spécialistes étrangers des protestations suscitent l'inquiétude et deviennent une menace pour la sécurité nationale", a souligné le député Tsarev.

Parmi ces personnes figure l'ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili, arrivé au pouvoir à l'issue de la Révolution de la rose en 2003.

Ce dernier s'est rendu en Ukraine début décembre pour rencontrer les leaders de l'opposition et est intervenu devant les manifestants sur Maïdan, place de l'Indépendance dans le centre de Kiev, haut lieu de la contestation.

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a mis en garde jeudi les Occidentaux contre toute "ingérence" dans la crise politique en Ukraine, où l'opposition pro-européenne conteste son régime dans la rue depuis plus d'un mois.

Les Occidentaux ont apporté un fort soutien à l'opposition ukrainienne, les Etats-Unis ayant même dit envisager de sanctionner les fonctionnaires ukrainiens responsables de la répression contre les manifestants.

"Je suis catégoriquement contre ceux qui viennent dans le pays pour nous donner des leçons", a lancé le président Ianoukovitch.

Maïdan est occupé depuis plus d'un mois par des manifestants qui protestent contre la volte-face du pouvoir sur le rapprochement avec l'Union européenne au profit de la Russie et demandent le départ du président Viktor Ianoukovitch.

Les autorités ukrainiennes avaient déjà ordonné ces dernières semaines l'expulsion de plusieurs journalistes géorgiens qui couvraient la contestation.

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