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Bethléem célèbre Noël, première messe de minuit au Vatican pour le pape François

24/12/2013 10:27 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Bethléem célébrait mardi Noël, fête de la paix dans la tradition chrétienne, sur fond de nouvelles violences à Gaza et de guerres au Moyen-Orient et en Afrique, tandis qu'à Rome le pape François se préparait à présider sa première messe de minuit.

L'affluence des grands jours est prévue mardi soir sur la place Saint-Pierre, neuf mois et demi après l'élection de Jorge Mario Bergoglio au Saint-Siège, pour cette grande fête du calendrier catholique.

La grande messe solennelle dite de "minuit", qui célèbre la naissance de Jésus dans la crèche de Bethléem selon la tradition, y finira en fait une heure avant minuit, vers 22H00 GMT après avoir débuté une heure et demie plus tôt.

A Bethléem, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, va appeler à une "solution juste et équitable" au conflit israélo-palestinien et à la réconciliation au Moyen-Orient, dans son homélie de Noël dont l'AFP a obtenu copie du texte.

"O divin Enfant, Dieu de bonté et de miséricorde, jette un regard de bonté sur la Terre sainte et nos peuples qui vivent en Palestine, en Israël et Jordanie et sur tous les peuples du Moyen-Orient. Donne-leur tous la réconciliation pour qu'ils deviennent tous frères - fils d'un seul Père", devait implorer Mgr Twal, en présence notamment du président palestinien Mahmoud Abbas et de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite privée.

De Bethléem, le prélat rappellera aussi dans son sermon de Noël "tous les drames de l'humanité sur les cinq continents: des guerres civiles en Afrique au typhon aux Philippines, en passant par la situation difficile en Egypte et en Irak et la tragédie syrienne".

Aux Philippines, les rescapés du violent typhon Haiyan se préparaient à célébrer Noël avec ferveur au milieu des ruines, malgré les morts et les destructions.

Dans la ville de Tacloban, balayée par la tempête début novembre, les habitants rôtissaient des cochons, décoraient les arbres de Noël, se pressaient dans les rues du centre et remplissaient les églises à moitié détruites.

- Nouvelles violences à Gaza -

Comme le veut la coutume, le patriarche latin a fait son entrée solennelle à Bethléem en début d'après midi.

Au coeur de la cité, sur la place de la Mangeoire, en face de la basilique de la Nativité, dont le toit multiséculaire est en train d'être restauré, étaient dressés un sapin de Noël géant, décoré de boules rouges, et une crèche. Une chorale reprenait des chants de Noël.

Des troupes scoutes ont défilé devant l'église, l'une des plus anciennes et des plus sacrées de la chrétienté, au son des tambours et des cornemuses, héritage du Mandat britannique, la plupart des fanfares arborant le drapeau national palestinien et des keffiehs.

Des pères Noël et bonhommes de neige gonflables s'efforçaient d'apporter de la bonne humeur dans les cafés et restaurants bordant la place.

Mais le climat hivernal et festif est assombri cette année par les espoirs déçus après la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens fin juillet.

Les incidents violents se sont multipliés de part et d'autres ces derniers temps en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza, et les navettes, pourtant nombreuses, du secrétaire d'Etat américain John Kerry n'ont pour le moment produit aucun résultat concret.

Un civil israélien a été tué mardi par un sniper palestinien alors qu'il réparait la clôture frontalière entre Israël et la bande de Gaza, selon l'armée.

En représailles, l'aviation israélienne a effectué une série de raids aériens sur l'enclave palestinienne, tuant une enfant de trois ans et blessant quatre autres personnes, selon des sources médicales palestiniennes.

Dans son message de Noël, la semaine dernière, le patriarche latin de Jérusalem avait évoqué la visite du pape François en Terre sainte, prévue en mai 2014 mais non encore annoncée officiellement.

Le pape argentin "a dans le coeur la Terre Sainte et le Moyen-Orient", a souligné Mgr Twal.

De son côté, le président palestinien a appelé lundi, à l'occasion des fêtes de la Nativité, les pèlerins du monde entier à venir en Terre sainte à l'occasion de la visite du pape.

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