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Cuisiner avec un chef à l'école: un projet motivant

23/12/2013 03:54 EST | Actualisé 21/02/2014 05:12 EST

Une trentaine d'écoles secondaires, majoritairement moins favorisées du Québec, ont désormais en leurs murs des brigades culinaires. Un programme stimulant qui permet aux élèves de s'accrocher, de redonner aux autres et de découvrir de nouveaux aliments et des techniques de cuisine, grâce à un chef cuisinier.

Un texte de Marie-Laure Josselin

L'idée vient de la Tablée des chefs, un organisme sans but lucratif dont la mission est de fournir les familles dans le besoin, d'éduquer les générations futures et de développer leur autonomie alimentaire. L'an dernier, le projet pilote a été testé dans 20 écoles. Cette année, il est implanté dans une trentaine, et d'ici 5 ans, la Tablée des chefs espère que 200 écoles du Québec auront leur brigade.

À travers des recettes simples, des techniques culinaires, les élèves travaillent autour de l'alimentation et des saines habitudes de vie.

« On va en majorité dans les écoles les moins favorisées pour offrir les ateliers. L'idée est de développer l'autonomie alimentaire. On plante de petites graines (...) pour qu'ils puissent cuisiner sainement lorsqu'ils seront en appartement », explique le chef Patrick Emedy. 

À l'école Jacques-Rousseau de Longueuil, une vingtaine d'élèves, les mains pleines de farine, sont répartis en brigades et s'activent, sous l'oeil de leurs camarades, pendant la récréation. L'objectif du jour est de confectionner 600 sacs d'ingrédients secs pour faire des biscuits au gingembre qui seront distribués à des familles dans le besoin. 

Trois grands défis, construits autour des activités sociales, de la saine alimentation et des échanges multiculturels, sont proposés au cours de l'année. Le programme est gratuit pour les élèves. 

Pour Alexandra, Hanana et Alessandra, les 24 ateliers culinaires qu'elles suivent tout au long de l'année sont ludiques, mais surtout utiles. « On apprend à faire autre chose que du Kraft dinner et des toasts, on a cuisiné des fajitas, des frites de patates douces, des biscuits au gingembre. Ça nous apprend à travailler en équipe et puis c'est le fun parce qu'on va aider des gens dans le besoin », racontent-elles. À la maison, elles n'hésitent pas à se mettre aux fourneaux pour faire découvrir leurs nouvelles recettes à leurs parents. 

« C'est une chaîne qui continue. Étant une école défavorisée, on montre qu'on est capable de venir en aide aux gens dans le besoin et c'est valorisant pour les élèves », précise Patrick Trahan. 

Les cinq brigades qui récolteront le plus de points pendant les ateliers se retrouveront en mai pour déterminer qui est la meilleure. L'an dernier, l'École Georges-Vanier de Montréal a remporté cette finale.

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