Soudan du Sud: Obama met en garde le régime et la rébellion

AFPQC2   Première Publication: 21/12/2013 17:22 EST Mis à jour: 21/12/2013 17:30 EST


Barack Obama a mis en garde samedi le Soudan du Sud, l'exhortant à assurer la sécurité des Américains sur place et avertissant la rébellion que le soutien de Washington cesserait en cas de coup de force militaire.


Son secrétaire d'Etat John Kerry a de son côté prévenu le président sud-soudanais Salva Kiir que la poursuite des combats mettait en péril l'indépendance de cette jeune nation née en juillet 2011, avec le principal soutien des Etats-Unis.


Le président Obama, en vacances à Hawaii, a été régulièrement informé de l'attaque qui a visé samedi trois appareils militaires américains lors d'une opération d'évacuation avortée dans la ville sud-soudanaise de Bor et qui a blessé quatre soldats, selon un communiqué de la Maison Blanche.


Les Etats-Unis ont déjà fait évacuer quelque 300 de leurs ressortissants du Soudan du Sud cette semaine et ont quasiment fermé leur ambassade à Juba.


Visant le régime du président Kiir, M. Obama "a souligné que les dirigeants du Soudan du Sud avaient comme responsabilité d'appuyer nos efforts en matière de sécurité du personnel (militaire) et des ressortissants américains à Juba et à Bor".


Les quatre soldats américains --dont l'état de santé est "stable" et qui sont soignés à Nairobi-- ont été blessés lorsque les trois appareils avec lesquels ils devaient effectuer une opération aérienne d'évacuation ont été la cible de tirs, avait annoncé auparavant le Pentagone.


Ces soldats devaient évacuer des Américains de Bor, la capitale de l'Etat sud-soudanais du Jonglei, contrôlée depuis jeudi par les hommes de l'ancien vice-président Riek Machar et vers laquelle l'armée gouvernementale, appuyée par des hélicoptères, marchait samedi.


Le président Obama, qui avait déjà prévenu jeudi que le Soudan du Sud était "au bord du précipice", a "souligné l'urgence qu'il y avait à aider à régler, par le dialogue, les différends" au sein du pays cont la population est divisée entre plusieurs ethnies.


Mais à l'adresse des partisans rebelles de Riek Machar, M. Obama a aussi prévenu qu'en cas de tentative de prise de pouvoir par la force, le soutien des Etats-Unis cesserait pour cette jeune nation née il y a plus de deux ans de la partition du Soudan.


"Toute tentative de s'emparer du pouvoir par des moyens militaires aura pour conséquence la fin du soutien de longue date des Etats-Unis et de la communauté internationale", a déclaré le président selon la Maison Blanche.


Le chef de l'exécutif américain a rappelé aux dirigeants sud-soudanais que "la poursuite de la violence mettait en danger la population sud-soudanaise et sapait les avancées durement acquises de l'indépendance".


"Ce conflit ne peut se résoudre que pacifiquement et par des négociations", a plaidé M. Obama.


Au septième jour des combats entre l'armée gouvernementale et les partisans de M. Machar, le chef de la diplomatie américaine John Kerry a téléphoné au président Kiir, selon le département d'Etat.


"Le secrétaire d'Etat a dit clairement que la poursuite de la violence mettait en péril ce qui avait été imaginé lors de l'indépendance du Soudan du Sud", en juillet 2011, a écrit dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.


Les deux hommes ont "discuté de la nécessité d'empêcher toute violence ethnique, de leur préoccupation quant au sort de milliers de personnes fuyant le conflit, ainsi que de la sécurité des ressortissants américains au Soudan du Sud", selon Mme Psaki.


MM. Kerry et Kiir "sont d'accord pour se reparler bientôt", a-t-elle conclu.


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