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20/12/2013 12:05 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

Agressions sexuelles dans l'armée américaine: Obama donne un an au Pentagone pour régler le problème

Win McNamee via Getty Images
WASHINGTON, DC - DECEMBER 18: U.S. President Barack Obama makes remarks as first lady Michelle Obama looks on following a meeting with a group of mothers in the Oval Office of the White House December 18, 2013 in Washington, DC. Obama met with the group of moms to discuss how health care reform effects their families. (Photo by Win McNamee/Getty Images)

Le président américain Barack Obama a donné un an au Pentagone pour régler le problème des agressions sexuelles dans l'armée, dont la recrudescence pousse des membres du Congrès à proposer que ces affaires relèvent de tribunaux civils.

En août, l'armée a mis en place des nouvelles mesures pour endiguer le problème, mais cela ne convainc pas un certain nombre d'élus qui voudraient que ces cas soient gérés par la justice civile, et non plus par des cours martiales.

Le président américain qui, par le passé, a affirmé que de telles agressions compromettaient la réputation de l'armée et la sécurité nationale, a expliqué s'être entretenu sur la question avec le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, et le numéro un de l'armée, le général Martin Dempsey.

"Je leur ai demandé d'en référer directement à moi et de me rapporter, d'ici au 1er décembre 2014, toute l'étendue de leur progrès", a-t-il expliqué dans un communiqué.

"Si je ne vois pas les progrès que j'escompte, nous envisagerons alors des réformes supplémentaires qui pourraient être nécessaires pour éradiquer ce crime de nos rangs militaires", a-t-il ajouté.

En 2012, 3.374 cas d'agressions sexuelles, allant du harcèlement au viol, ont été recensés soit une augmentation de 6% par rapport à 2011.

Parmi ses nouvelles mesures, le Pentagone s'est engagé à fournir un avocat aux victimes d'agressions dès les premières étapes du processus judiciaire, ce qui leur permet dorénavant de venir témoigner lors des audiences.

Des élus du Congrès voudraient que la gestion de ces cas soit retirée au commandement militaire car, expliquent-ils, les victimes sont souvent rétives à se manifester, de crainte de compromettre leur carrière.

Dans le système actuel, c'est la hiérarchie militaire qui décide si un cas doit faire l'objet d'un procès. En cas de procès devant une cour martiale, c'est elle encore qui sélectionne les membres du jury et peut changer un verdict et la peine.

Le commandement militaire reconnaît le problème mais refuse de réviser le code militaire, arguant que l'armée est la mieux placée pour régler la question.

"Aussi longtemps que des hommes et des femmes en uniforme sont sous la menace d'agressions sexuelles venue de l'intérieur, nous avons l'obligation urgente de faire davantage pour protéger les victimes et faire payer les coupables pour leurs méfaits, dans le cadre des règles inscrites dans le système judiciaire militaire", a expliqué Barack Obama.

col/rap/are