POLITIQUE
18/12/2013 09:26 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Pauline Marois n'a aucun doute sur la capacité de Bernard Landry à diriger le Bloc québécois (VIDÉO)

PARIS - La première ministre Pauline Marois n'a aucun doute sur la capacité de Bernard Landry à diriger le Bloc québécois.

«Évidemment qu'avec tout le talent qu'on connaît à Bernard Landry, il n'y aurait pas d'inquiétudes à ce qu'il devienne chef du Bloc québécois», a déclaré Mme Marois mercredi.

Le nom de l'ex-premier ministre Bernard Landry comme futur chef du Bloc a commencé à circuler dès l'annonce de la démission de Daniel Paillé. Le principal intéressé a laissé entendre dit qu'il ne fermait pas la porte à cette éventualité. Mme Marois ne voit pas la chose d'un mauvais œil, mais elle ne veut surtout pas forcer la main à son prédécesseur.

«C'est à lui de prendre sa décision. Je ne vais pas m'immiscer dans les questions du Bloc», a ajouté la leader souverainiste.

La première ministre a fait cette déclaration mercredi matin, juste avant de quitter Paris au terme d'une mission économique de cinq jours à Paris, Monaco et Bruxelles.

Deux grands sujets ont dominé sa visite: la laïcité, dont le premier ministre Jean-Marc Ayrault puis le président François Hollande ont vanté les vertus, apportant de l'eau au moulin de la Charte des valeurs, et l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada.

«Je voulais signifier à l'Union européenne que le Québec est tout à fait d'accord avec l'accord. Pour moi, il était essentiel que le Québec prenne sa place rapidement. Nous allons partir sur de bonnes bases», a résumé la première ministre quelques instants avant de quitter Paris.

À la faveur de ce séjour, l'électrification des transports s'est imposée comme le nouveau mantra des relations franco-québécoises, «la trame sur la laquelle nous voulons travailler.»

Cette volonté s'est traduite par l'annonce de la création d'un groupe de travail franco-québécois sur le sujet.

Avec le président Hollande lundi, comme elle l'avait fait samedi à Monaco avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, Mme Marois a parlé pour la première fois de la place que le Québec souhaite occuper au Sommet sur le climat de Paris en 2015.

Le Québec veut-il y avoir un statut officiel de participant, comme on l'a dit? La première ministre ne veut pas se prononcer tant qu'on ne connaîtra pas le «format» de la conférence, mais tout est envisageable.

«Avec le président, j'ai abordé le question sous l'angle de la Francophonie. On pourrait, par cet intermédiaire, avoir un statut de participant», a dit Mme Marois.

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