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16/12/2013 02:45 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Deux enfants Lev Tahor retirés à leurs parents

Radio-Canada

Les autorités ontariennes ont enlevé à une famille de la secte Lev Tahor la garde de deux enfants, confirme un avocat qui représente le groupe juif ultra-orthodoxe.

Selon Me Christopher Knowles, ces enfants ont été retirés de leur foyer familial jeudi dernier pour être vraisemblablement confiés à des familles d'accueil en Ontario.

L'avocat ajoute que leur garde devrait faire l'objet d'une audience en cour mardi. On ne connaît pas pour l'instant les raisons qui ont mené à ce transfert.

Me Knowles précise que les deux jeunes en question ne font pas partie du groupe de 14 enfants qui étaient visés par un jugement rendu récemment au Québec. Le transfert de leur garde est plutôt le résultat, selon lui, d'une enquête distincte des autorités d'aide à l'enfance de l'Ontario.

De nombreuses familles de la communauté Lev Tahor ont quitté leur domicile de Sainte-Agathe-des-Monts, près de Montréal, en pleine nuit le mois dernier, pour se réfugier dans la région de Chatham, dans le sud-ouest de l'Ontario.

Allégations de mauvais traitements

Un tribunal québécois de la jeunesse avait ordonné en novembre dernier que 14 autres enfants de la secte soient placés en famille d'accueil au Québec.

La cause doit être de retour devant les tribunaux ontariens le 23 décembre.

La professeure en droit Mona Paré à l'Université d'Ottawa a soutenu que même si l'Ontario n'avait pas l'obligation légale de suivre les jugements qui venaient d'autres provinces, il existait tout de même un principe de reconnaissance. Elle croit que la décision du tribunal québécois donne des munitions aux services de protection de la jeunesse de Chatham pour demander le retour des enfants au Québec.

Selon le directeur de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour les Laurentides, Denis Baraby, certaines maisons de la communauté au Québec étaient insalubres et des déchets jonchaient le sol. Les enfants, qui étaient scolarisés à la maison, n'étaient pas capables de faire des exercices de mathématiques de base et plusieurs ne parlaient ni anglais ni français, mais seulement le yiddish.

Le porte-parole de la communauté Nachman Helbrans a nié les allégations de négligence. Il a expliqué que le groupe voulait simplement offrir à ces enfants une éducation basée sur ses principes religieux et non selon la Loi sur l'instruction publique. Selon lui, le déménagement en Ontario était planifié depuis un certain temps.

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