POLITIQUE
15/12/2013 11:04 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Pauline Marois poursuit sa mission diplomatique en Europe

ASSOCIATED PRESS
Pauline Marois, Premier of Quebec, at the Foriegn Policy Association luncheon where she delivered a keynote address on Thursday, Dec. 13, 2012, in New York. (AP Photo/Bebeto Matthews)

MONTRÉAL - En mission diplomatique européenne depuis deux jours, Pauline Marois a abordé l'identité québécoise et la souveraineté samedi à Monaco, avec d'autres dirigeants dont le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

En point de presse, samedi soir, Mme Marois a dit que les autres politiciens lui parlaient peu de souveraineté, et que le sujet venait plutôt d'elle. Elle leur a dit qu'en tant que chef d'un gouvernement minoritaire, il lui était difficile d'aborder cette question, rapporte Radio-Canada.

Le porte-parole de l'opposition officielle pour le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre Moreau, a réagi à La Presse Canadienne, s'insurgeant sur le fait que la première ministre avait répondu à une question portant sur l'indépendance à l'étranger.

«Je pense que ce n'est pas son mandat (de parler de souveraineté à l'étranger). Mme Marois fait partie d'un gouv minoritaire qui n'a pas eu le mandat de faire la souveraineté, a-t-il affirmé. Lorsqu'on travaille pour faire sortir le Québec du Canada, on travaille pour détruire le Canada.»

«Nous ne voulons pas détruire rien, nous voulons nous assumer, et en nous assumant, je crois que nous aurons des relations plus saines avec le reste du Canada, a-t-elle répondu.

Selon La Presse, Mme Marois a ajouté que le Canada est «fondé sur l'existence de deux nations» et que «l'une est en train de perdre pied, au risque de se voir assimilée».

«Elle-même reconnaît que le Canada est un pays fondé sur l'existence de deux nations, a fait valoir M. Moreau. En ce sens-là, Mme Marois fait un discours qui n'est pas en lien avec son projet à elle (la souveraineté) et qui est en totale déconnexion avec celui que tenait il y a deux jours son ministre des relations internationales (Jean-François Lisée), traitant le reste du Canada de corps étranger.»

Invitée à s'exprimer lors d'un déjeuner-débat de World Policy Conference (WPC), un forum international réunissant des personnalités des milieux politique et économique, Mme Marois a évoqué le Québec comme l'«expression politique de l'expérience francophone en Amérique» et a notamment présenté sa stratégie d'électrification des transports.

Elle a évoqué la diversification de l'activité économique du Québec, et la vision de son gouvernement en matière de solidarité, d'économie sociale, de lutte aux changements climatiques et de développement durable.

Elle a de plus indiqué que le Québec était en faveur du libre-échange. Selon ce que rapporte Radio-Canada, le ministre Fabius lui a indiqué, en marge de la conférence, qu'il fallait que les échanges commerciaux entre la France et le Québec, présentement en baisse, augmentent.

La première ministre poursuit sa mission européenne à Bruxelles. Lundi, elle y rencontrera des décideurs politiques et prendra la parole devant des milieux d'affaires belges et européens, selon le communiqué envoyé par son cabinet.

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