POLITIQUE
14/12/2013 03:56 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Avis en diffamation: Conrad Black défend Rob Ford

CP

TORONTO, Cananda - L'avis en diffamation déposé à l'endroit du maire de Toronto, Rob Ford, a incité l'ancien magnat des médias Conrad Black à prendre sa défense, accusant le quotidien Toronto Star d'être une «menace à la démocratie».

Les propos tenus par le maire Ford lors d'une entrevue accordée à M. Black, lundi dernier, sur les ondes du réseau télévisé Vision TV ont incité le journaliste du Star Daniel Dale à déposer un avis en diffamation.

Selon M. Dale et son employeur, les commentaires du maire à propos d'un incident survenu l'an dernier constituent une accusation de pédophilie à peine voilée.

M. Ford a depuis déclaré qu'il maintenait ses propos sur une confrontation qu'il a eue avec M. Dale et qui s'était déroulée devant sa résidence.

Bien que M. Dale ait affirmé avoir entamé cette poursuite en son nom seulement, M. Black a profité d'une chronique dans le National Post pour accuser le Star de tenter de crucifier le maire Ford et le traîner devant les tribunaux.

Selon lui, les commentaires du maire à l'endroit de M. Dale découlent de la présumée croisade «d'hostilité enragée» du quotidien torontois, le plus important au pays, contre M. Ford.

«Ceux qui ont un problème avec le style du maire (et il y a beaucoup de place pour de telles inquiétudes) peuvent attendre à l'élection de 2014», a écrit M. Black dans une chronique publiée samedi.

«Ce sont les électeurs qui contrôlent cette ville, pas le Toronto Star. Et la tentative de contourner le système électoral est malhonnête et une menace à la démocratie.»

M. Black dit qu'il ne minimise pas les erreurs de M. Ford, mais fait valoir que la police n'a encore déposé aucune accusation contre lui et qu'il n'a donc aucune raison de démissionner. Il prédit que le maire terminera son mandat.

«La tentative de complot du Star s'effondre», a-t-il écrit, lui qui n'est pas étranger à la controverse, ayant passé près de cinq ans derrière les barreaux, aux États-Unis, pour fraude et entrave à la justice.

Le rédacteur en chef du Star, Michael Cooke, auquel M. Black fait référence dans sa chronique comme «mon ancien protégé», a été surpris de cette sortie.

«Ma principale inquiétude est l'attaque de notre journaliste, bien qu'il soit incroyablement étrange qu'un homme aussi brillant que Conrad Black plante son drapeau sur le mont Ford et se batte de là-haut», a-t-il écrit à La Presse Canadienne.

Il a aussi rejeté l'accusation d'insinuation voulant que M. Dale soit un pédophile, arguant que le maire s'était inquiété de la sécurité de ses enfants jusqu'à ce qu'il se rende compte que l'homme était journaliste.

M. Ford avait par la suite confronté le journaliste, l'accusant d'avoir pris des photos de sa maison, ce que M. Dale a nié. La police a plus tard confirmé que cela n'avait effectivement pas été le cas.

Par ailleurs, un citoyen de Toronto a démarré une campagne de financement populaire sur le site indiegogo, pour payer les frais judiciaires de M. Ford. L'objectif est de 50 000 $, mais la campagne n'avait permis de récolter que 931 $, samedi soir.

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