Jang Song-thaek, oncle du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a été exécuté jeudi après avoir été reconnu coupable de complot contre l'État, rapporte l'agence KCNA.

Le régime l'accuse d'avoir commis « des actes criminels » et dirigé « une faction contre-révolutionnaire ».

La peine capitale a été prononcée plus tôt jeudi par un tribunal militaire et elle a été immédiatement appliquée, précise KCNA.

Lundi, les médias faisaient déjà état de la disgrâce de Jang Song-thaek, considéré comme le deuxième personnage le plus puissant du régime en Corée du Nord. Il avait été déchu de tous ses titres et relevé de toutes ses fonctions.

Après une énumération des griefs retenus contre Jang Song-thaek, l'agence KCNA ajoute : « Jang prétendait soutenir le parti et le pouvoir, mais il était impliqué dans des luttes intestines et poursuivait un rêve différent en s'impliquant dans un double jeu en coulisse ».

« Contaminé par le style de vie capitaliste, Jang s'est livré à des irrégularités et à la corruption et a mené une vie dissolue et dépravée », poursuit l'agence officielle.

Jang Song-thaek, 67 ans, était vice-président de la Commission de défense nationale, considérée comme l'organe de décision le plus puissant du pays.

Il avait déjà été écarté du pouvoir en 2004 par le père de l'actuel dirigeant avant d'être réhabilité deux ans plus tard. Il entretenait des liens étroits avec la Chine.

Cette exécution survient près de deux ans après l'accession au pouvoir de Kim Jong-un, âgé d'une trentaine d'années. Des observateurs estiment que cette purge au sommet devrait lui permettre de resserrer les rangs autour de lui, notamment face à la Corée du Sud et aux Occidentaux.

Le régime nord-coréen est accusé de mettre au point des missiles intercontinentaux à capacité nucléaire.

Le Japon a réagi avant même l'exécution de Jang Song-thaek, craignant une radicalisation du régime de Pyongyang.

« En regardant les images de M. Jang Song-thaek, extirpé de son siège, cela m'a fait penser à des scènes de la révolution culturelle » en Chine, a déclaré jeudi Itsunori Onodera, ministre japonais de la Défense, à Tokyo.

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