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RDC: le chef de la mission de l'ONU salue un "succès militaire"

11/12/2013 03:02 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

Le chef de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) Martin Kobler s'est félicité mercredi du "succès militaire" remporté dans l'est de la RDC, mais a souligné qu'il devait s'accompagner d'efforts de reconstruction.

Il a aussi mis en exergue les performances des drones de reconnaissance dont la Monusco vient de se doter et qui "permettent de voir les visages de jeunes jouant au football depuis une altitude de 2.000 mètres".

M. Kobler s'exprimait devant la presse après avoir informé le Conseil de sécurité de l'ONU de l'offensive lancée par les forces congolaises et la Monusco contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est de la RDC.

"J'ai apporté au Conseil un message d'espoir", a déclaré M. Kobler, faisant valoir que "de nombreuses zones ont été libérées" de l'emprise des groupes armés comme le M23 et le FDLR. Mais ce succès militaire, a-t-il averti, s'estompera "si les civils n'en profitent pas en accédant à la santé et à l'éducation".

Il a estimé le nombre des combattants des FDLR entre 1.500 et 1.800, dont 70% ont moins de 30 ans, et a affirmé "qu'un grand nombre s'étaient rendus" dans les dernières semaines.

Selon l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud, M. Kobler a signalé au Conseil la défection de "plusieurs milliers de rebelles (de divers groupes) qui ont déposé les armes". "Le problème pour eux (la Monusco), ce sont maintenant les FDLR et l'ADF mais les autres groupes donnent l'impression de s'être volatilisés".

L'ADF est la rébellion ougandaise des Forces alliées démocratiques-Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (ADF-Nalu).

Contrairement au M23 qui menait une guerre traditionnelle, a souligné M. Araud, le FDLR opère "en petits groupes qui se cachent dans des villages parmi la population civile". M. Kobler a souligné à ce propos le rôle essentiel des drones "pour éviter des pertes civiles lors des combats".

Selon des diplomates, M. Kobler a expliqué au Conseil que contrairement au M23, les FDLR "esquivaient le combat" avec les forces congolaises ou les Casques bleus.

Les FDLR sont formées de rebelles hutus rwandais réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis. La rébellion a été fortement affaiblie par plusieurs opérations destinées à l'éradiquer mais qui n'ont jamais été menées à leur terme.

avz/gde

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