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Braconnage des éléphants : l'UE appelle le Congo à lutter contre l'impunité

11/12/2013 02:26 EST | Actualisé 10/02/2014 05:12 EST

L'Union européenne a déploré mercredi l'impunité dont bénéficient les braconniers prospérant sur le commerce de l'ivoire au Congo et a appelé ce pays à prendre des mesures efficaces contre ce fléau afin de protéger sa population déclinante d'éléphants.

"Dans ce pays il y a des réseaux [de braconniers] extrêmement bien organisés. Les procureurs et les agents de l'ordre sont intimidés", a déclaré le chef de la délégation de l'UE au Congo, Marcek Van Opstal au cours d'une conférence de presse à Brazzaville.

"Etant donné l'importance grandissante du trafic d'ivoire et ses enjeux pour la sécurité nationale, l'UE demande que soit examinée la mise en place d'un procureur dédié aux crimes fauniques", a ajouté M. Van Opstal.

"Il faut que la loi faunique soit pleinement appliquée, que les criminels fauniques soient dûment jugés et que leurs peines soient intégralement purgées" et que "soit mis fin à l'impunité dont bénéficient les braconniers", a-t-il dit.

Début décembre au Bostwana, une conférence internationale réunissant les principaux Etats impliqués dans le commerce de l'ivoire (pays frappés par le braconnage, pays de transit et pays consommateurs, principalement la Chine et la Thaïlande) a donné lieu à un plan d'urgence pour enrayer le massacre des éléphants d'Afrique, dont on ne compte plus qu'un demi-million d'individus contre 1,2 million environ en 1980.

Au Congo, où le gouvernement estimait le nombre d'éléphants à 13.000 têtes en 2008, le désastre écologique se poursuit à un rythme accéléré. Le représentant de l'UE a estimé que le pays avait perdu la moitié de sa population de pachydermes au cours des dix dernières années.

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