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En Russie, les Pussy Riot pourraient bénéficier d'une amnistie, mais pas Mikhaïl Khodorkovski

10/12/2013 10:18 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST
AP
Feminist punk group Pussy Riot members, from left, Maria Alekhina, Yekaterina Samutsevich and Nadezhda Tolokonnikova sit in a glass cage in a court room in Moscow, Wednesday. Oct. 10, 2012. Three members of the punk band Pussy Riot are set to make their case before a Russian appeals court that they should not be imprisoned for their irreverent protest against President Vladimir Putin. Their impromptu performance inside Moscow's main cathedral in February came shortly before Putin was elected to a third term. The three women were convicted in August of hooliganism motivated by religious hatred and sentenced to two years in prison. (AP Photo/Sergey Ponomarev)

Les deux jeunes femmes emprisonnées du groupe contestataire russe Pussy Riot pourraient être libérées grâce à une loi d'amnistie qui s'appliquerait à de nombreux détenus, à l'exception notable de l'ex-oligarque et critique du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski, selon un projet de loi publié mardi.

Libérable l'an prochain après avoir déjà purgé dix ans de prison pour escroquerie et fraude fiscale, M. Khodorkovski pourrait au contraire voir sa détention prolongée, le parquet général enquêtant sur plusieurs autres affaires impliquant l'ex-magnat du pétrole.

La chambre basse du Parlement russe (Douma) a publié mardi un projet de loi d'amnistie dont bénéficieraient les deux Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, trois mois seulement avant leur libération à l'issue d'une peine de deux ans de camp.

Ce projet ne mentionne aucun cas particulier mais précise que l'amnistie s'appliquera à des personnes condamnées à des faits mineurs, tels le hooliganisme, ou inculpées de charges mineures.

Les Pussy Riot avaient été condamnées en 2012 pour hooliganisme après avoir chanté une "prière punk" critiquant le président Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou. Elles doivent sortir de prison en mars 2014, après s'être vu refuser plusieurs demandes de libération anticipée. Leur condamnation a provoqué de nombreuses critiques en Occident.

Les deux jeunes femmes pourraient cependant être exclues de la future loi d'amnistie si un tribunal jugeait qu'elles ont enfreint la réglementation dans le camp où elles purgent leur peine.

Egalement concernés par la loi d'amnistie, les 30 membres de l'équipage de Greenpeace issus de 19 pays, remis en liberté sous caution récemment après une action de protestation en septembre contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique russe, pourraient être autorisés à quitter la Russie.

Mais l'ONG de défense de l'environnement s'est montrée très prudente en indiquant sur son compte Twitter: "Les informations des médias sur l'amnistie ne sont que des spéculations tant qu'elles n'ont pas été confirmées par le Parlement russe".

L'approbation par le Parlement de ce projet de loi émanant du président Poutine ne devrait être qu'une formalité. Il pourrait aussi s'appliquer à des personnes arrêtées lors d'une manifestation de l'opposition contre Vladimir Poutine en mai 2012, la veille de son investiture au Kremlin pour un troisième mandat de président.

am/bfi/neo/plh

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