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Le directeur général suspendu sans salaire à Sainte-Brigitte-de-Laval

10/12/2013 08:44 EST | Actualisé 09/02/2014 05:12 EST


Les hausses de salaires consentis au directeur général et à des fonctionnaires de Sainte-Brigitte-de-Laval, juste avant les élections, feront l'objet d'une vérification de la part de l'administration municipale.

Lundi soir, une majorité d'élus ont voté en faveur de la suspension sans salaire du directeur général de la Ville, Gaétan Bussières, en attendant la fin de l'enquête.

Le comité de vérification chargé de scruter l'ensemble des contrats de travail sera présidé par la nouvelle mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval. Wanita Daniele admet avoir de la difficulté à comprendre pourquoi le directeur général a eu droit à des conditions aussi avantageuses.

« La situation est préoccupante pour la plupart des citoyens. On sait très bien qu'à Sainte-Brigitte-de-Laval on est la municipalité dans la région au Québec où le taux de taxation est le plus élevé. Il faut chercher à comprendre les raisons pour lesquelles ça arrive », explique la mairesse.

Selon des informations obtenues par Le Soleil, le précédent conseil municipal a accordé des modifications importantes aux conditions salariales du directeur général de Sainte-Brigitte-de-Laval et à plusieurs autres cadres en octobre dernier. Ces ententes sont valides jusqu'en 2018.

En vertu de ces contrats, Gaétan Bussières bénéficie, entre autres, d'une augmentation de salaire en plus de semaines de vacances additionnelles. M. Bussières a aussi obtenu des garanties d'emplois qui forceraient la Ville à lui verser près d'un demi-million de dollars si elle devait le remercier de ses services.

« On a un taux de taxation élevé, des ressources humaines qui coûtent quand même plus cher que la moyenne aussi à ce qu'on constate avec des bonifications qui sont quand même très, très importantes au niveau des cadres. Donc, il faut chercher à comprendre pourquoi ça arrive » , justifie Wanita Daniele.

La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, conseillée par des avocats, espère avoir complété la vérification d'ici un mois.

Pendant ce temps, des citoyens comme Carl Bourbeau ont l'intention de suivre ce dossier de près. « On ne peut pas se voter des salaires comme ça dans une municipalité comme Sainte-Brigitte-de-Laval. C'est d'abuser, c'est de puiser à deux mains dans le panier », déplore le citoyen qui était présent au conseil municipal, lundi soir.

La suspension sans salaire du directeur général de la Ville est valide pour une période de 20 jours ouvrables.

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