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Sables bitumineux: feu vert pour une expansion de 10 milliards

07/12/2013 02:34 EST | Actualisé 06/02/2014 05:12 EST
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The Suncor Energy Inc. base plant is seen in this aerial photograph of the Athabasca Oil Sands near Fort McMurray, Alberta, Canada, on Tuesday, March 26, 2013. Canadian light oil prices retreated from a six-month high on the spot market reached last week as production slipped and refineries prepared for maintenance. Photographer: Brett Gundlock/Bloomberg via Getty Images

Le gouvernement fédéral autorise Shell à procéder à l'expansion de la mine de sables bitumineux Jackpine, à 70 kilomètres au nord de Fort McMurray, en Alberta. La pétrolière devra toutefois respecter plusieurs conditions.

Cette mine permet actuellement d'extraire 200 000 barils de bitume par jour. Shell veut y faire passer sa production à 300 000 barils par jour.

Pour y arriver, l'entreprise devra investir une somme qui approchera ou pourrait même dépasser les 10 milliards de dollars.

Dès le départ, le projet était controversé. Les autochtones de la région, particulièrement ceux de la Première Nation Chipewyan d'Athabasca, s'y sont opposés.

L'agence canadienne d'évaluation environnementale a donc mis sur pied une commission d'examen conjointe.

Pour aller de l'avant, cette commission demande maintenant à Shell de respecter une quinzaine de conditions qui touchent notamment la protection de l'environnement et la santé des communautés autochtones voisines.

La ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, concède que cette augmentation de la production de 100 000 barils par jour « risque probablement d'entraîner des effets particulièrement nuisibles sur le plan environnemental », mais elle ajoute que cela est « justifié compte tenu des circonstances ».

De son côté, le chef de la Première Nation Chipewyan d'Athabasca, Allan Adam, est en colère. Il affirme que le Canada continue d'ignorer les impacts de ce genre de projet sur les Autochtones.

Le porte-parole de Shell, David Williams, a fait savoir que la pétrolière va évaluer les conditions ministérielles. Elle doit aussi consulter ses partenaires avant de prendre la décision d'aller de l'avant ou non avec son projet.

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