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Stress post-traumatique : l'importance de la prise en charge

06/12/2013 09:31 EST | Actualisé 05/02/2014 05:12 EST

Les cas de présumés suicides dans le monde militaire remettent à l'avant-plan l'ampleur du problème dans le mileu, et posent, par conséquent, d'importantes questions sur la nature des soins à apporter au militaire, sur la portée des programmes d'aide et la propension des gens dans le besoin à y recourir.

Le caporal Martin Vigneux, âgé de 31 ans, souffre de stress post-traumatique depuis sa mission en Afghanistan en 2011. Le jeune père de famille qui s'apprête à quitter l'armée a reçu de l'aide médicale, mais déplore dans certains cas les longs délais.

« Il y en a beaucoup qui sont sur une liste d'attente. Il faut qu'ils attendent des fois un an avant de réussir à avoir des soins sur la base. J'en connais. Ils sont avec des gestionnaires de cas, mais ça ne va pas plus loin », mentionne Martin Vigneux.

De nombreuses réactions se sont fait entendre cette semaine notamment de la part de politiciens et de hauts gradés des Forces canadiennes face aux récents décès de quatre militaires.

Martin Vigneux espère qu'une prise de conscience permettra d'apporter des changements aux soins offerts aux militaires et de mettre à leur disposition un nombre suffisant de professionnels de la santé. 

« C'est juste dommage que ça en prenne quatre [décès] d'affilée de même pour commencer à ouvrir les yeux. Pas juste : "on est en train de parler, de modifier les soins et il y a quelque chose de disponible", mais il faut qu'ils nous en parlent, nous éduquent de ce côté-là », affirme Martin Vigneux.

Il souligne que les soins sont essentiels pour les gens qui vivent une détresse. « Par expérience personnelle, je sais que demander des soins, demander de l'aide, ce n'est pas nécessairement facile. Dans un sens, ça m'a été imposé et ça a été une bonne affaire parce que sinon, probablement que j'aurais attendu longtemps avant de demander de l'aide et je n'aurais pas une relation aussi soudée avec mes deux enfants », dit-il.

Rappelons qu'en début de semaine, le caporal-chef Sylvain Lelièvre membre du Royal 22e Régiment de la base de Valcartier a été retrouvé sans vie dans le sous-sol de sa résidence. La police militaire enquête actuellement sur ce décès.

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