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Le dernier Margaret Atwood sur la liste des meilleurs livres de science-fiction de l'année du Guardian

06/12/2013 08:29 EST | Actualisé 05/02/2014 05:12 EST

MaddAddam, le dernier volet de la trilogie futuriste et apocalyptique de la Canadienne Margaret Atwood, figure sur la liste des meilleurs bouquins de science-fiction de l'année du prestigieux quotidien britannique The Guardian.

À l'approche de la fin de l'année, les critiques littéraires de nombreuses publications se livrent à un rituel fort pratique au moment de faire sa liste de cadeaux : les listes des meilleurs livres de l'année.

Le Guardian ne fait pas exception à la règle et publie des listes thématiques. Cette semaine, c'était au tour d'un genre parfois snobé par les puristes, mais dont la popularité ne se dément pas : la science-fiction.

Le dernier Stephen King, Doctor Sleep, la suite de The shining, figure sans surprise sur cette liste et est qualifié de « meilleur roman de King depuis longtemps ».

Le roman de Margaret Atwood, MaddAddam, vient, selon le critique du Guardian Adam Roberts, « conclure merveilleusement » sa trilogie futuriste entamée avec Le dernier homme (version française de Oryx and Crake) et Le temps du déluge (The year of the flood), publiés chez Robert Laffont.

Plus surprenant, le critique cite dans sa liste deux ouvrages qu'on n'attribuerait pas spontanément au genre.

Le premier, The luminaries, de la Canadienne d'origine Eleanor Catton, a remporté cette année le prix Man Booker et le Prix du gouverneur général. Dans ce roman campé au 19e siècle, les personnages sont guidés par les forces supérieures de leur signe astrologique et de la position des planètes dans le ciel.

Le deuxième, A tale for the time being, de la Vancouvéroise Ruth Ozeki, qui était finaliste du prix Man Booker, fait appel à la physique quantique et aux univers parallèles pour explorer la vie de part et d'autre du Pacifique, en Amérique du Nord et au Japon.

Après un long règne des auteurs britanniques ou états-uniens sur la science-fiction, une page semble donc se tourner pour laisser la place aux plumes féminines et venues d'ailleurs. 

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