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Des pistes pour le développement des pêches au Canada

06/12/2013 09:01 EST | Actualisé 05/02/2014 05:12 EST

Le Canada doit chercher de nouveaux marchés pour assurer l'expansion et même le maintien de son industrie des pêches, selon le Conference Board du Canada.

L'organisme a publié un rapport, jeudi, dans lequel il souligne que le Canada n'exploite pas tout son potentiel.

Les industries canadiennes des pêches commerciales, de l'aquaculture et de la transformation maintiennent 83 000 emplois et une production annuelle de 7 milliards de dollars.

Cette production est due surtout aux pêches maritimes commerciales, à 70 %, mais on dit que le rendement de la pêche au Canada est inférieur à celui de pays concurrents et qu'on ne pêche pas autant qu'on le pourrait.

La demande est forte sur les marchés internationaux, et pour répondre à cette demande il faudrait miser sur l'aquaculture, qui a un plus grand potentiel de développement, affirment les auteurs du rapport.

L'étude dit aussi qu'il faut cesser de maximiser le volume de la pêche et miser davantage sur la valeur et la qualité. On affirme que le plus grand défi du Canada est d'assurer la durabilité des stocks de poissons et de fruits de mer et de protéger les écosystèmes et les habitats.

Intensifier la promotion

Le rapport recommande un investissement dans la promotion et la mise en marché des produits marins. Il s'agit notamment d'encourager la consommation de poissons et de fruits de mer au pays.

On souligne que certains pays concurrents, comme la Norvège, ont des offices de commercialisation de leurs produits. Le Canada doit mieux se faire connaître, selon le Conference Board.

Pour une plus grande collaboration entre les acteurs de l'industrie

Le Conference Board fait un peu écho aux recommandations du groupe d'experts interprovinciaux sur le homard. Il recommande en fait une stratégie alimentaire nationale.

« Il y a un rôle pour tout le monde. On doit se parler. On doit se réunir. On doit collaborer. Sinon, il y a de fortes chances que l'industrie souffre davantage. Qu'on se mette d'accord sur certains objectifs à haut niveau et qu'on vise les opportunités à l'extérieur. On devrait regarder à l'étranger : voici les objectifs qu'on a comme secteur. On veut avoir plus de volume, plus de vente, plus de parts de marché, plus d'emplois, plus de viabilité dans le secteur. Donc, l'idée, c'est qu'on se mette d'accord tous ensemble », explique le principal auteur de l'étude, Jean-Charles Le Vallée, qui est associé au Centre pour l'alimentation du Canada, du Conference Board.

Le Conference Board présentera d'ailleurs sa propre stratégie alimentaire, en mars prochain.

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