Sécurité ferrovaire: le Québec, le N.-B. et les États-Unis font front commun

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L'inquiétude liée à la sécurité ferroviaire s'est propagée au-delà des frontières québécoises depuis la catastrophe de Lac-Mégantic. À l'invitation de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), des villes des États-Unis et du Nouveau-Brunswick ont décidé de faire front commun avec celles du Québec.

Des maires du Nouveau-Brunswick et des États du Maine, du Vermont et de l'Illinois sont venus porter leurs revendications afin d'obtenir un plus grand contrôle sur le transport ferroviaire.

Les membres de la Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire se sont réunis pour une première fois jeudi à Lac-Mégantic. Cette rencontre a été précédée d'une visite symbolique sur les lieux de la tragédie survenue le 6 juillet et qui a fait 47 morts.

La mairesse de la ville de Magog, Vicki May Hamm, qui siège sur la commission permanente des relations internationales de l'UMQ, a indiqué qu'une grande conclusion pouvait déjà être tirée, à savoir que chacune des municipalités représentées fait face aux mêmes appréhensions et aux mêmes difficultés en matière de sécurité ferroviaire et de mesures d'urgence.

Ces préoccupations partagées ouvrent, selon elle, une fenêtre d'opportunité à saisir. Elle espère que ce front commun avec les maires américains et néo-brunswickois exercera une pression plus forte sur les décideurs.

Déjà, elle considère que le gouvernement fédéral a franchi certains pas et que les révélations du Bureau de sécurité dans les transports (BST) ont permis de mettre plusieurs lacunes au jour. Des avancées, certes, mais elle considère qu'il faut aller plus loin.

«Nous demandons de connaître, en temps réel, ce qui traverse nos municipalités. Pas dans un rapport, un an après ou un mois après, mais en temps réel. Si la chose est possible pour les avions pourquoi ça ne se fait pas pour les trains? Nous refusons de croire que c'est impossible», a lancé Mme May Hamm.

Elle a souligné que depuis le déraillement meurtrier de l'été dernier, plusieurs critiques ont été lancées aux gouvernements et à l'égard des compagnies de chemin de fer, mais au-delà de la dénonciation et des revendications, elle croit que les villes doivent aussi agir de manière proactive.

«Sur nos plans d'urgence, le chemin de fer est déjà considéré comme une source de risques, mais les données ont changé. Si le train a toujours traversé nos villes, il n'y a jamais eu autant de produits dangereux en circulation. Cette réalité a changé et il faut s'y adapter», a-t-elle souligné.

Vendredi, la délégation de maires discutera avec les membres du conseil d'administration de l'UMQ. Cette seconde journée d'échanges servira à jeter les bases des actions conjointes à mettre en oeuvre pour élever la sécurité ferroviaire au rang des priorités.

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