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Près de 9 G$ en retombées pour les industries créatives montréalaises en 2012

04/12/2013 02:24 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST

La grande région de Montréal a la réputation d'être une ville créative. Une étude commandée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vient le confirmer.

En 2012, les industries créatives de la région métropolitaine, qui comprennent les secteurs de l'architecture et du design, des arts, du multimédia, des médias et de la publicité, ont généré des retombées économiques de 8,6 milliards $, dont 5,8 milliards $ en retombées directes.

Cette création de valeur représente 4,9 % du produit intérieur brut de la région métropolitaine, peut-on lire dans l'étude Les industries créatives :
catalyseurs de richesse et de rayonnement pour la métropole.

Ces industries ont employé directement 91 500 personnes en 2012, ce qui constitue 4,6 % de l'emploi total de la métropole. Elles ont contribué également pour plus de 782 millions $ en revenus fiscaux, soit 489 millions $ au gouvernement du Québec et 293 millions $ au gouvernement fédéral.

Montréal n'est pas seule

Toronto et Vancouver comptent également une forte proportion d'emplois liés aux industries créatives. À ce chapitre, Toronto (3,8 %), Vancouver (3,5 %) et Montréal (3,5 %) occupent les cinquième, sixième et septième rangs à l'échelle nord-américaine.

Montréal se démarque particulièrement dans le secteur des arts. Cinq emplois montréalais sur 1000 y sont liés, ce qui place la métropole au quatrième rang en Amérique du Nord, derrière Los Angeles, New York et Nashville, la capitale du Tennessee, arrivant bonne première grâce à l'importance de son industrie musicale.

La diversité, la clé du succès

En plus de la qualité et du nombre d'institutions d'enseignement ainsi que du soutien et de l'encadrement gouvernemental, l'étude avance que la diversité de Montréal est un des ingrédients essentiels à son dynamisme créatif.

La rencontre des communautés francophone et anglophone et la forte représentation de la population lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre y contribueraient.

La vitalité de la culture « underground » à Montréal permettrait également de fournir en talent les organismes et les entreprises plus structurés de l'« upperground » (Ubisoft et Sid Lee, par exemple) et du « middlegound » (la Société des arts technologiques).

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