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« Clause de la dernière chance » : McIntyre a commencé son témoignage

04/12/2013 06:16 EST | Actualisé 03/02/2014 05:12 EST

Un homme qui joue les prochaines années de sa vie a témoigné mercredi au palais de justice de Québec. Le meurtrier Maurice McIntyre tente de convaincre un jury de lui permettre de faire une demande de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans.

Maurice McIntyre est incarcéré depuis 19 ans pour le meurtre d'Alain Labrie, survenu lors d'un vol aux Galeries de la Capitale en 1994.

McIntyre a raconté sa vie au jury en expliquant qu'il a été victime d'agressions sexuelles pendant sa jeunesse. À 10 ans, il a commencé à fumer de la marijuana avant d'entrer dans le monde des délinquants juvéniles. Son adolescence a pavé la voies à sa carrière de criminel. Il a été incarcéré après avoir réalisé des vols qualifiés.

Après avoir obtenu sa liberté au début des années 90, il n'a passé que quelques heures à l'extérieur des murs avant de commettre un autre vol qui lui a vallu sept ans de prison. 

Ses premières périodes de détention n'ont pas été de tout repos. Il a fait deux tentatives d'évasion et cumulé plusieurs rapports disciplinaires.

Il est revenu sur les événements de 1994. Selon lui, il n'a jamais eu l'intention de commettre un meurtre. Il devait tout simplement voler les employés de la Sécur qui transportaient plus de 760 000 $. Il a affirmé que son complice l'avait laissé tomber et qu'il s'est retrouvé face à un agent armé. Il a alors fait feu, ce qui a été une sorte de réflexe, selon lui.

« J'ai eu une vie de misère. J'ai pris la vie d'un autre qui faisait juste son travail. J'ai fait beaucoup de victimes, j'ai scrapé ma vie », a lancé le meurtrier aujourd'hui âgé de 53 ans. 

Maurice McIntyre affirme qu'il s'est repris en main pendant sa détention. Depuis 2004, il s'est impliqué dans divers programmes pour contrôler son agressivité. Il s'est impliqué dans des mouvements religieux et jure qu'il ne commettra plus de crimes.

Il se prévaut de la « clause de la dernière chance » qui permet aux prévenus condamnés à la prison à perpétuité de faire une demande de libération avant leur 25e année d'emprisonnement.

McIntyre poursuivra son témoignage jeudi matin.

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