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Entente Canada-UE : l'UPA veut qu'Ottawa verse les compensations promises

03/12/2013 07:59 EST | Actualisé 02/02/2014 05:12 EST

Les fromagers québécois commencent à s'impatienter. Ils attendent du gouvernement fédéral qu'il indique rapidement quelles seront les mesures de compensation financière promises à la suite de l'entente de libre-échange conclue entre le Canada et l'Europe.

Ces producteurs, qui craignent de voir bientôt les fromages européens envahir les tablettes des supermarchés québécois, s'estiment lésés par cette entente internationale signée en octobre dernier et veulent savoir à quoi ils auront droit, a commenté mardi le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau.

L'entente, qui frappera particulièrement les petits fromagers artisans, représentera une perte sèche de 2 % du marché pour les producteurs québécois de fromages, a soutenu M. Groleau, en point de presse, en marge du 89e congrès de l'UPA, qui se tient à Québec pour quelques jours.

Ottawa, qui a mal mesuré l'impact de cet accord sur le marché des fromages, selon lui, doit désormais indiquer comment et quand il entend compenser ce manque à gagner.
M. Groleau espère donc que le ministre d'État à l'Agriculture, Maxime Bernier, qui sera présent au congrès jeudi, aura de bonnes nouvelles à annoncer aux fromagers du Québec.

En octobre, pour calmer le jeu, le premier ministre Stephen Harper avait fourni l'assurance qu'Ottawa offrirait une compensation aux fromagers, en cas d'effets négatifs de l'accord sur cette industrie.

Selon la Fédération des producteurs de lait du Québec, cette nouvelle situation entraînera des pertes de 150 millions de dollars pour les producteurs laitiers et de 300 millions de dollars en ventes au détail de fromages produits au Québec.

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