Le syndicat des cols bleus a remporté une première manche devant la Commission des relations du travail (CRT).

La plainte déposée contre Régis Labeaume pour « ingérence dans les affaires syndicales » et « négociation de mauvaise foi » sera entendue le 29 janvier.

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec avait mis en demeure Régis Labeaume de retirer les propos qu'il a tenus pendant la campagne, ce que le maire a refusé de faire.

Régis Labeaume avait affirmé que les contribuables de la Ville de Québec n'avaient pas à payer pour « engraisser les caisses des syndicats ». Le maire avait aussi avancé que « les planchers d'emploi servaient les intérêts financiers de la FTQ ».

La CRT a rejeté l'argument des avocats de la Ville de Québec et du maire selon lequel Régis Labeaume parlait en tant que candidat à la mairie de Québec et chef d'Équipe Labeaume, et non en tant que maire élu lorsqu'il a fait ses déclarations. L'avocat de Régis Labeaume, Me André Lepage, estimait que dans les circonstances la cause aurait dû être entendue en Cour supérieure du Québec et non devant la CRT.

La commissaire a plutôt donné raison aux cols bleus qui plaident que Régis Labeaume parlait bel et bien en tant que maire de Québec et candidat d'Équipe Labeaume lorsqu'il a fait ses déclarations.

Articles 12 et 52 du Code du travail

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec appuie sa plainte sur les articles 12 et 53 du Code du travail du Québec, qui stipulent qu'« aucun employeur [...] ne cherchera d'aucune manière à dominer, entraver ou financer la formation ou les activités d'une association de salariés, ni à y participer ».

« Quand il y a une négociation qui est en cours, il faut la respecter et il faut respecter les deux parties qui se parlent, et si on fait de l'ingérence là-dedans, ben c'est malheureux, mais il y a des lois pour ça et c'est comme ça que ça se fait », a fait remarquer Daniel Simard, du Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec.

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  • Le 400e

    L’organisation du 400e anniversaire de Québec s’est faite avant l’arrivée de Régis Labeaume, mais le maire a remis le projet sur les rails, en plus de faire faire mousser sa ville comme pas un en 2008. Qui plus est, il a réussi l’après 400e en conservant l’engouement pour la Vieille-Capitale l’année suivante avec, entre autres, l’arrivée du spectacle de Robert Lepage, Le moulin à images, et un spectacle inédit du Cirque du Soleil présenté sous les bretelles de l’autoroute Dufferin.

  • Le nouvel amphithéâtre

    Selon les propres mots de Régis Labeaume, la construction d’un nouvel amphithéâtre à Québec est l’une de ses plus importantes victoires à la mairie de Québec. Après de moult appels aux gouvernements provincial et fédéral, de nombreux débats sur la loi 204 – incluant une implosion au PQ –, l’arrivée du partenaire Quebecor et le retard dans le chantier causé par la loi 1, qui force l’Autorité des marchés financiers à approuver tous les contrats de plus de 40 M$, l’amphithéâtre est maintenant en construction. Échéancier : 2015. Objectif : ramener une franchise de la LHN à Québec.

  • Les spectacles d’envergure

    Régis Labeaume a présidé le Festival d’été de Québec en 2003 et 2004. C’est sans doute pour cette raison qu’il accorde autant d’importance aux spectacles de grande envergure qui sont présentés sur les Plaines d’Abraham. En 2008, Céline Dion et Paul McCartney étaient passés par Québec. Ils seront tous les deux de retour cet été. Elton John et Madonna se sont aussi produits sur les Plaines par le passé et une rumeur y amenant les vieux Rolling Stones court toujours.

  • L’affaire Clotaire Rapaille

    Régis Labeaume ne s’en est pas caché : l’embauche du consultant en marketing Clotaire Rapaille afin de cerner l’image de marque de Québec a été une bourde monumentale. Le contrat de 300 000 $ qui liait la ville à M. Rapaille a été résilié après le constat de faussetés dans le curriculum vitae du faiseur d’image. «C'est devenu visiblement plus gros que je le pensais. C'est raté, on est désolé. Voilà», avait indiqué le maire Labeaume en conférence de presse.

  • Les fonctionnaires

    Régis Labeaume ne s’est pas fait d’amis chez les fonctionnaires quand il a parlé, en 2010, de l’incompétence de certains employés de la Ville. Depuis, le maire de Québec a fait de la réduction de la fonction publique une priorité. Coupures de postes, réorganisation du travail et même privatisation de certains services font maintenant partie de son vocabulaire.

  • Les Jeux olympiques

    Régis Labeaume s’était rendu avec le premier ministre Jean Charest à Vancouver, lors des Jeux d’hiver de 2010, pour signaler l’intention de Québec de déposer sa candidature pour les Olympiques de 2022. Mais une évaluation de la Fédération internationale de ski confirme qu’aucune montagne ne possède le dénivelé nécessaire pour accueillir les épreuves de ski alpin. En 2011, Labeaume annonce que Québec ne sera pas candidate aux Jeux de 2022. L’administration se concentre plutôt sur le retour du hockey professionnel… en ne fermant pas la porte à une candidature olympique pour 2026.

  • Le quatrième maire au monde

    On le sait, Régis Labeaume fait l’envie de bien des villes. À la suite d’un concours international organisé sur l’Internet par la fondation City Mayors, le premier citoyen de Québec est élu quatrième meilleur maire de la planète, derrière les leaders de Bilbao, en Espagne, de Perth, en Australie, et de Jakarta, en Indonésie.

  • Les régimes de retraite

    Comme bien des maires, Régis Labeaume a fait des régimes de retraite son cheval de bataille. «Les politiciens ont étiré l'élastique trop longtemps et cet élastique pète au visage des contribuables», a résumé le maire Labeaume, qui souhaite que les employés de la Ville paient une partie du déficit. En guerre contre les syndicats, il aimerait bien leur forcer la main, mais le gouvernement péquiste privilégie la voie des négociations.

  • Épargné par la CEIC

    Régis Labeaume peut se réjouir : aucune accusation grave de fraude ou de corruption ne pèse sur sa ville. À la Commission Charbonneau, Montréal est mise à mal, mais, pour le moment, la Ville de Québec n’a pas été pointée du doigt. «C'est sûr qu'il y a de la collusion quelque part, ça ne se peut pas qu'il n'y en ait pas du tout à Québec. Mais ce n'est pas si évident que ça», a indiqué le maire à Radio-Canada à la fin de 2012. On attend aussi de voir le travail de la procureure de l’UPAC, Cathy Fortin, qui a commencé à étudier le cas de la Vieille-Capitale.

  • Domination aux élections

    Le 1er novembre 2009, Régis Labeaume est réélu à la tête de Québec avec une majorité écrasante de 79,7 %. Son équipe remporte 25 des 27 sièges du conseil. En 2007, lors de la partielle pour remplacer la mairesse décédée Andrée Boucher, il avait obtenu 59 % des suffrages. Reste à voir ce qu’il pourra faire en novembre 2013. On sait d’ores et déjà qu’il aura moins de conseillers avec lui, puisqu’il a lui-même fait passer de 27 à 21 le nombre de sièges à l’hôtel de ville. Et on sait aussi que 10 de ses conseillers ne se représenteront pas avec lui.


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