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Bénéfice record pour la Banque de Montréal en 2013

03/12/2013 04:56 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

La Banque de Montréal (TSX:BMO) a affiché mardi un bénéfice annuel record de 4,2 milliards de dollars pour l'exercice 2013, grâce à de solides performances de ses activités de gestion de patrimoine et de ses services bancaires canadiens.

Le résultat de l'exercice comprend un bénéfice net de 1,088 milliard de dollars pour le quatrième trimestre clos le 31 octobre, ce qui se compare à un profit de 1,082 milliard de dollars pour la même période, l'an dernier.

La provision pour mauvaises créances a été réduite à 189 millions de dollars au plus récent trimestre, contre 192 millions un an plus tôt, tandis que la provision pour l'ensemble de l'exercice s'est chiffrée à 589 millions, en baisse de 23 % par rapport à celle de 765 millions pour l'exercice 2012.

Le bénéfice net ajusté du quatrième trimestre a retraité de 2 % par rapport à l'année dernière, pour atteindre 1,102 milliard. Ce montant, bien que supérieur aux attentes des analystes, comprenait un élément non récurrent.

Malgré les résultats records et les attentes, plusieurs analystes ont vu dans les chiffres dévoilés par l'entreprise une bien différente histoire.

« Lorsqu'on commence à creuser un peu dans les chiffres, cela m'a semblé assez décevant », a observé Tom Lewandowski, un analyste des services financiers chez Edward Jones, à St. Louis, qui a ajouté que la Banque de Montréal avait chuté « bien en deçà » de ses attentes.

M. Lewandowski a notamment évoqué la faiblesse des activités américaines de la banque.

Pour l'ensemble de l'exercice, le bénéfice ajusté s'est chiffré à 4,276 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à l'année précédente.

« Les services bancaires aux particuliers et entreprises au Canada ont obtenu un bénéfice net record pour l'exercice. Nous avons produit une solide croissance des volumes, contribuant ainsi à la progression notable des revenus et du bénéfice dans la seconde moitié de l'exercice », a déclaré dans un communiqué le chef de la direction de la banque, Bill Downe.

« La Gestion de patrimoine a connu une année record, augmentant sensiblement son bénéfice net et élargissant sa part de marché, grâce à la forte croissance de son actif et à la fidélité de sa clientèle. »

Le bénéfice d'ensemble ajusté a atteint 1,64 $ par action, ce qui équivaut à 1 ¢ de moins que l'an dernier mais reste supérieur aux attentes des analystes, qui étaient en moyenne de 1,58 $ par action.

Cependant, des analystes ont fait remarquer que ce chiffre comprenait un gain de 121 millions de dollars en gestion de patrimoine qui ne devrait vraisemblablement pas être considéré comme un bénéfice de base.

« Cela représente environ 0,19 $ par action et ramènerait le bénéfice de base de la Banque de Montréal à 1,45 $, ce qui est inférieur aux attentes », a fait valoir l'analyste John Aiken, de Barclay's, dans une note de recherche.

La branche américaine de services bancaires aux particuliers et entreprises de la banque a affiché un plus faible bénéfice net au quatrième trimestre, soit 103 millions de dollars américains, en recul de 28 % par rapport à l'an dernier. Le bénéfice net du segment des marchés des capitaux a échappé 27 %, à 229 millions de dollars.

En comparaison, les activités bancaires personnelles et commerciales au Canada ont engrangé un bénéfice net de 469 millions de dollars au quatrième trimestre, une hausse de 27 millions de dollars, soit 6 %, par rapport à l'an dernier.

Le bénéfice des services de gestion de patrimoine a presque doublé au quatrième trimestre à 312 millions de dollars, a indiqué la banque.

Par ailleurs, la Banque de Montréal a annoncé une hausse de 2 ¢ son dividende trimestriel à 76 ¢ par action ordinaire - une décision qui était largement attendue. La société renouvellera aussi son programme de rachat d'actions lorsque celui-ci arrivera à échéance.

La Presse Canadienne

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