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Pallister défend ses souhaits aux « athées infidèles »

02/12/2013 12:39 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

Le chef du Parti progressiste-conservateur du Manitoba affirme qu'il utilisait le mot « infidèles » dans son « vrai sens » dans une vidéo controversée où il souhaite joyeuses fêtes « aux athées infidèles ».

Réagissant lundi en point de presse, Brian Pallister a défendu ses propos tenus dans une vidéo tournée par l'humoriste Natalie Pollock, mise en ligne le 29 novembre et visionnée plus de 42 000 fois.

À l'intérieur, on le voit souhaiter « à tous un joyeux, joyeux Noël, une joyeuse Hanouka, toutes les fêtes saintes ». Puis il enchaîne avec : « À vous tous, athées infidèles, je veux vous souhaiter mes meilleurs voeux aussi. J'ignore ce que vous célébrez durant le temps des fêtes. Personnellement, je célèbre la naissance du Christ, mais c'est mon choix, et je respecte le vôtre. Si vous choisissez de ne rien célébrer et de vous rassembler avec des amis, c'est bien aussi. »

source : You Tube / Kate Trainor

Selon M. Pallister, il tentait d'être inclusif et de souhaiter de joyeuses fêtes aux non-croyants. Ses propos n'étaient pas une blague et il n'essayait pas d'être drôle, a-t-il soutenu. Le politicien ne regrette pas de les avoir dits, mais se désole de voir qu'ils seront « tordus ».

« Un peu condescendant »

Ils sont dénoncés par de nombreux internautes, ainsi que par Les humanistes, athées et agnostiques du Manitoba. Selon la porte-parole Donna Haris, le groupe a été déçu de voir un politicien faire de telles remarques. « Pour ceux d'entre nous qui ne sont pas croyants, ça nous a mis mal à l'aise et c'était un peu condescendant », a-t-elle déclaré.

La chef du Parti libéral, Rana Bokhari, « a espéré qu'il s'agissait d'une blague, mais même si c'est le cas, elle était de mauvais goût, car aucun chef de parti ne devrait utiliser un langage qui sème tant la division ». Pour sa part, le gouvernement néo-démocrate n'avait aucun commentaire sur le sujet lundi.

Le politologue Raymond Hébert estime que la vidéo surprend par le ton « dédaigneux et sarcastique » de Brian Pallister, « surtout au niveau du contenu ». « C'est l'utilisation du mot "infidèle", en lien avec le mot "athée". Dans bien des pays, ça peut mener à une sentence de mort. Alors, c'est un terme puissant, mais de façon négative », a expliqué M. Hébert.

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