Le maire de Montréal, Denis Coderre, a obtenu les démissions demandées de Charles Lapointe de la présidence du Conseil des arts et de Jacques Parisien de la présidence de l'organisme reponsable du 375e anniversaire de Montréal.

Le vice-président actuel, Jan-Fryderyk Pleszczynski, assumera l'intérim à la présidence du Conseil des arts.

Le maire avait rencontré les dirigeants de Tourisme Montréal dans la foulée des révélations du Vérificateur général du Québec sur les irrégularités dans le salaire de Charles Lapointe, lorsqu'il était à la tête de Tourisme Montréal.

M. Coderre a également demandé au directeur général de la Ville d'enquêter sur les fonctionnaires municipaux qui siègent sur le conseil d'administration de Tourisme Montréal.

« Le problème n'est pas la performance de Tourisme Montréal, l'existence de Tourisme Montréal. Le problème c'est comment on a géré cette situation-là. Est-ce qu'on a posé les bonnes questions? Pourquoi ce genre de pont d'or? Donc, c'est une question de gestion de fonds publics avant tout », a dit M. Coderre.

« Le conseil d'administration a la respondasbilité de poser des questions », a dit M. Coderre en faisant allusion à certaines décisions du C. A., qui n'aurait peut-être pas été assez vigilant.

Les dirigeants de Tourisme Montréal rencontreront vendredi le ministre du Tourisme Pascal Bérubé. M. Coderre a conclu son point de presse en disant qu'il travaillait en collaboration avec Québec.

Charles Lapointe en commission parlementaire

Charles Lapointe et Jacques Parisien, l'actuel président du conseil d'administration de Tourisme Montréal, seront entendus en commission parlementaire à Québec pour s'expliquer sur les irrégularités constatées par le vérificateur général dans leurs salaires et dépenses

Charles Lapointe, qui a été PDG de Tourisme Montréal pendant près de 25 ans (1989 à 2013), a touché un salaire et des avantages totalisant 398 300 $ par année, une somme supérieure à la norme. En plus de ce salaire, il a reçu une allocation annuelle de 10 800 $ pour une voiture, alors qu'un véhicule lui était déjà fourni par l'organisme.

L'ancien PDG s'est également fait rembourser près de 40 000 $ en frais de repas sur une période de deux ans sans pièces justificatives. Les frais d'hébergement de l'organisme soulèvent également des questions. Le prix payé pour l'hébergement a excédé le double de la limite indiquée dans 60 % des déplacements à l'étranger (6 séjours sur un total de 10 voyages).

Ancien député libéral fédéral (1974-1984), M. Lapointe s'est également fait rembourser des factures de la Société des alcools du Québec (SAQ) de 2500 $ (2012 -2013) sans aucune précision. Il s'est également fait rembourser des frais de 10 000 $ en double sur une période de trois ans.

M. Lapointe devait recevoir une indemnité de départ initiale de 654 000 $ avec un bureau et une secrétaire fournis pendant les trois années suivant son départ. Tourisme Montréal lui garantissait également des contrats de consultant. Après le passage du vérificateur général, l'indemnité de départ a fondu de 36 000 $, pour s'établir à 618 000 $. La secrétaire et les contrats ont également disparu.

La gestion de M. Lapointe au sein de l'organisme qu'il dirigeait est également remise en question. Le vérificateur général estime que les commandites allouées par l'organisme étaient mal analysées et parfois non pertinentes.

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