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STM : les prioriétés de Schnobb, les adieux de Labrecque

28/11/2013 10:07 EST | Actualisé 28/01/2014 05:12 EST

L'ex-journaliste et candidat défait de Denis Coderre, Philippe Schnobb, prend la tête de la Société de transport de Montréal (STM) avec deux priorités : améliorer le service et l'expérience client. Sa nomination a été officiellement entérinée par le conseil d'agglomération, jeudi soir. 

Le nouveau président de la STM veut notamment augmenter le nombre de voies réservées, pour le faire passer à 375 kilomètres d'ici 2017, plutôt qu'en 2020, comme l'avait prévu son prédécesseur, Michel Labrecque.

« Les voies réservées sont la façon la plus économique et la plus rapide d'améliorer le réseau de transport en commun », dit-il, reprenant presque mot à mot les propos de Denis Coderre durant la campagne électorale. 

M. Schnobb s'engage à poursuivre le travail de son prédécesseur pour obtenir un financement stable, récurrent et indexé, avec une carte dans sa poche : obtenir les revenus de Stationnnement Montréal. Le maire Coderre avait signifié son intention durant la campagne de transférer sa responsabilité à la STM et il aurait l'intention d'aller de l'avant, selon M. Schnobb. « C'est une très bonne nouvelle! »

Pour ce qui est de l'amélioration de l'expérience client, M. Schnobb veut accélérer l'implantation du réseau cellulaire dans le métro et mener à terme le projet d'iBUS, qui permettra aux usagers d'obtenir les horaires d'autobus en temps réel. 

Le nouveau président de la STM promet également d'ouvrir un réel canal de communication entre lui et les utilisateurs du transport en commun, se disant même prêt à fournir sa propre adresse courriel. Pour montrer son sérieux, il a raconté avoir distribué son numéro de téléphone aux électeurs durant la campagne.

Questionné sur les critiques voulant qu'il n'ait pas les compétences pour occuper un tel poste, M. Schnobb répond qu'il sera bien entouré. « Ma responsabilité comme président n'est pas d'être dans le quotidien. C'est de donner de grandes orientations, de m'assurer que la STM dépense bien l'argent qui lui est confié », dit-il. 

Comme M. Coderre l'a laissé entendre, Philippe Schnobb entend être un « poseur de questions ». « J'ai gagné ma vie durant les 27 dernières années à poser des questions », rappelle l'ex-journaliste. Sauf que maintenant, croit-il, il sera dans une meilleure position pour obtenir les réponses. 

Labrecque quitte « triste, mais en paix »

Michel Labrecque tire sa révérence après cinq à la STM. Il aurait voulu rester, mais il s'attendait à devoir partir. « Je pars triste, mais en paix. »

Parmi ses bons coups, note-t-il : son plan stratégie 2020, qui trace les priorités du développement de la société de transport pour les prochaines années. Ce plan a été élaboré avec la collaboration de tous les acteurs du milieu. 

Selon M. Labrecque, le financement de la STM reste le « gros problème ». La société de transport est bout de sa corde, dit-il. « On l'a présenté publiquement. La commission des finances de la ville le sait, j'ai rencontré les quatre ministres successifs ». 

Pour M. Labrecque, il y a trop d'argent investi dans le béton et pas suffisamment dans le transport collectif. Des milliards de dollars serviront à reconstruire un pont qui n'a que 50 ans et le pire, dit-il, c'est que le transport collectif n'est même pas intégré dans le financement du projet. 

Philippe Schnobb et Michel Labrecque se sont rencontrés mercredi et d'autres réunions techniques sont prévues pour assurer une transition en douceur, disent les deux hommes. 

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