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Au moins 40 morts dans l'explosion d'un dépôt d'armes en Libye

28/11/2013 03:10 EST | Actualisé 27/01/2014 05:12 EST

L'explosion d'un dépôt de munitions dans le Sud libyen a fait plus de 40 morts jeudi, a annoncé un responsable des forces de sécurité.

À Benghazi, dans l'est du pays, quatre soldats ont été tués dans de nouveaux affrontements entre l'armée et des miliciens islamistes.

À Brak al-Chati, près de la ville de Sebha dans le sud désertique, une quarantaine de personnes, des Libyens et des étrangers, ont pénétré dans un dépôt de l'armée pour voler des munitions lorsqu'une explosion s'est produite.

Le bilan d'une quarantaine de morts pourrait s'alourdir, car le site était toujours durant la nuit la proie des flammes et plusieurs personnes pourraient encore être prises au piège, a dit le responsable.

À Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, trois militaires ont péri dans les combats qui ont éclaté lorsqu'une voiture remplie d'armes et d'explosifs a été stoppée à un barrage, a déclaré Wanis Boukhmada, commandant des forces spéciales de l'armée dans la ville.

Les miliciens islamistes qui se trouvaient dans le véhicule étaient également en possession d'une forte somme en argent liquide, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. « Nous défendrons Benghazi », a assuré ensuite l'officier à Reuters.

Jeudi matin, un militaire avait été abattu par des inconnus dans un autre secteur de la ville.

Des responsables de l'armée sont intervenus à la télévision nationale pour demander aux islamistes et à tous les miliciens de rendre les armes et d'engager le dialogue avec les autorités.

« Frères d'Ansar al-Charia, vous êtes musulmans et nous le sommes aussi. Nous n'avons pas de divergences sur la religion [...], mais ne cherchez pas à imposer quelque chose qui n'a rien à voir avec cette religion », a dit Salah Obeïdi, commandant des forces armées dans l'est de la Libye.

Lundi dernier, des combats à Benghazi ont fait neuf morts, et mercredi trois personnes ont péri dans de nouvelles fusillades.

Le groupe Ansar al-Charia est jugé responsable de l'attaque du consulat américain à Benghazi, le 11 septembre 2012, qui a coûté la vie à l'ambassadeur des États-Unis et à trois autres Américains.

Le pouvoir de transition mis en place à Tripoli depuis la chute de Mouammar Kadhafi, fin 2011, peine à imposer son autorité aux nombreuses milices combattantes issues de la révolution et aux groupes islamistes présents dans le pays.

Reuters

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