POLITIQUE
27/11/2013 01:58 EST | Actualisé 27/01/2014 05:12 EST

Les conservateurs critiqués après la poursuite pour évitement fiscal contre James Love

AP
Minister of Finance Jim Flaherty holds a news conference at the National Press Theatre in Ottawa, Canada on Thursday, June 21, 2012. Flaherty is tightening mortgage rules to make it harder for people to buy or borrow on their homes. (AP Photo/The Canadian Press,Sean Kilpatrick )

OTTAWA - Les partis d'opposition mettent en doute le jugement du ministre des Finances Jim Flaherty pour avoir placé à la tête de la Monnaie royale canadienne James Love, qui a été visé par une poursuite pour évitement fiscal.

Radio-Canada a révélé mardi que l'homme, nommé président de la Monnaie royale par son ami de longue date M. Flaherty en 2009, avait fait l'objet d'une poursuite par des héritiers de l'ancien premier ministre Arthur Meighen.

Les héritiers affirmaient qu'un montage de comptes à l'étranger — planifié par M. Love mais dont ils ignoraient l'existence — aurait pu les exposer à d'importantes pénalités si le fisc canadien s'était aperçu du stratagème. L'affaire s'est réglée à l'amiable, les plaignants obtenant 9 millions $.

Aucune admission de culpabilité n'est comprise dans l'accord entre M. Love et les héritiers. Rien n'indique non plus que l'évitement fiscal qu'il aurait planifié était illégal.

Mais selon l'opposition, il était sans nul doute immoral.

Le chef néo-démocrate se demande pourquoi M. Love est encore en poste, compte tenu de son implication dans cette affaire.

«C'est une question morale. Depuis quand Flaherty sont Harper sont au courant? Et comment diantre se fait-il qu'il est encore là?», s'est interrogé Thomas Mulcair à la sortie de son caucus.

Il déplore le double standard dont bénéficient les plus riches lorsqu'ils font face à l'impôt. «Monsieur et madame tout le monde va être talonné pour 2000 $ non-payés, mais s'il s'agit d'un riche et d'un ami des puissants ici à Ottawa, ils vont avoir tous les stratagèmes à leur disposition pour éviter leurs impôts. En plus, ils vont se faire donner des nananes avec des nominations comme ça.»

Quant au chef libéral Justin Trudeau, il déplore que le gouvernement prenne à la légère les nominations qu'il doit faire à la tête des différentes entreprises de la couronne.

«Le message que ça envoie c'est que ce gouvernement ne prend pas au sérieux son obligation de choisir des personnes de qualité et sans (tache) à leur réputation pour gouverner, surveiller et être responsable d'institutions importantes au Canada», a-t-il signalé.

L'une des ironies de l'affaire, c'est que M. Flaherty a également nommé M. Love à un comité ayant pour mandat de lui faire des recommandations pour accroître la compétitivité du Canada en matière de fiscalité internationale.

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