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L'oléoduc d'Enbridge est nécessaire pour le Québec, plaide une coalition d'affaires

27/11/2013 12:40 EST | Actualisé 27/01/2014 05:12 EST
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A worker climbs an access way at the receiving point for the Friendship 2 crude oil pipeline at the Duna oil refinery operated by MOL Hungarian Oil and Gas Plc in Szazhalombatta, Hungary, on Tuesday, July 9, 2013. Hungary refiner Mol may take part in oil exploration in Montenegro after country calls tender in July, daily Magyar Hirlap says. Photographer: Akos Stiller/Bloomberg via Getty Images

Un ensemble d'acteurs du monde économique du Québec mettent tout leur poids derrière le projet de la pétrolière Enbridge. En commission parlementaire, mercredi, les membres de la Coalition en appui au projet d'inversion de la canalisation 9B insistent, auprès des élus, sur la nécessité d'aller de l'avant avec ce projet, afin de consolider le secteur pétrochimique de la grande région de Montréal.

Par ce projet d'inversion, la pétrolière de Calgary entend approvisionner des clients du Québec et de l'Ontario en pétrole et en produits pétroliers provenant majoritairement de l'Ouest canadien.

Les représentants d'Énergie Valéro, qui possède et exploite la raffinerie Jean-Gaulin à Lévis, comptent investir environ 200 millions de dollars, en grande partie à Montréal-Est. C'est ce que la direction de l'entreprise a déclaré en commission parlementaire, mercredi, précisant que jusqu'à 300 emplois pourraient voir le jour dans la foulée de cet investissement.

Mais, l'investissement en question ne se matérialisera que si le projet d'inversion du pipeline 9B d'Enbridge se concrétise, prévient Valero, raffineur et distributeur indépendant de produits pétroliers. L'usine de Lévis, qui est de « classe mondiale », estime Valero, a déjà fait l'objet d'investissements de près de 2 milliards de dollars depuis 2001.

Créer des emplois

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui est membre de la Coalition, affirme que le Québec dépense actuellement près de 14 milliards de dollars dans l'importation d'hydrocarbures d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Pour la FCCQ, le fait d'importer du pétrole albertain consoliderait des milliers d'emplois au Québec.

Selon la direction de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal, près de 7500 emplois directs et indirects sont liés à la concrétisation du projet d'Enbridge.

La fermeture de la raffinerie Shell a eu un impact majeur pour le Québec, mais aussi dans la vie de milliers de personnes, affirme Isabelle Foisy, de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal.

« On ne peut se permettre de revive le drame de la fermeture de Shell », a fait savoir, pour sa part, par voie de communiqué, le représentant national d'Unifor, Daniel Cloutier. Unifor dit être le plus grand syndicat du secteur privé au Canada regroupant plus de 300 000 membres.

Le Conseil du patronat du Québec s'est aussi fait entendre mercredi en matinée. Sa directrice de la recherche et économiste en chef, Norma Koshaya, a rappelé le caractère « un peu unique » du secteur pétrochimique québécois. Mme Koshaya faisait référence aux opérations entourant la fabrication du polyester, nécessaire à la confection de vêtements et d'emballages, à titre d'exemple. La productivité de cette chaîne de production, unique au Canada, dépend des changements et des investissements qui accompagneront le projet d'Enbridge, selon le Conseil du patronat.

En réponse à la question du député de Roberval, Denis Trottier, Norma Koshaya a reconnu que le Conseil du patronat se préoccupe davantage des aspects économiques du projet, et non des aspects environnementaux. Ne serait-il pas intéressant pour le Conseil du patronat de se pencher plus avant sur les questions environnementales, a demandé en substance le député Trottier. « Effectivement, merci de la suggestion », a répondu l'économiste en chef du Conseil du patronat.

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