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26/11/2013 09:49 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

VIH/Sida: Des scientifiques découvrent la «cape d'invisibilité» qui permet au virus de se développer

Getty

Voici un nouvel espoir dans le domaine de la recherche sur le VIH. En travaillant sur la capacité du virus à contourner le système immunitaire, des scientifiques de l'Institut Curie ont découvert que l'un des deux types de VIH, le VIH1, arborait en fait une sorte de cape d'invisibilité.

L'équipe est plus précisément parvenue à comprendre le fonctionnement de la capside -- l'enveloppe de protéine -- du virus. Habituellement, lorsqu'il est confronté à une infection virale, le système immunitaire combat le corps étranger. Mais face au VIH1 (le VIH2 fonctionne différemment), ce dernier reste impuissant car il ne parvient pas à le détecter.

Le VIH1 parvient en effet à modifier sa capside pour berner les cellules dendritiques, censées repérer les menaces et déclencher une réponse immunitaire adaptée, et passer ainsi inaperçu avant d'infecter leur hôte.

Cape d'invisibilité

"Notre étude montre, pour la première fois, exactement la façon dont les cellules immunitaires fonctionnent et comment le virus utilise l'une de ses protéines pour ajuster sa capacité à se cacher et à infecter", explique Nicolas Manel qui a dirigé les recherches à l'Institut Curie. Une véritable cape d'invisibilité qui lui permet de s'attaquer aux cellules.

"Nous démontrons aussi comment modifier le virus pour le rendre visible et donc sensible au système immunitaire: en modifiant la capside, nous avons créé un VIH1 qui ne se multiplie pas et qui suscite une réponse immunitaire."

Greg Towers, un scientifique britannique qui avait fait une trouvaille similaire quelques jours plus tôt, a salué les résultats obtenus par son collègue français. "C'est du très bon travail. Je pense qu'un changement s'effectue dans la manière dont nous regardons comment le VIH interagit avec le système immunitaire".

Et la découverte pourrait faire grandement avancer la recherche, notamment sur les solutions préventives. "On peut imaginer modifier le virus pour peut-être l'utiliser ensuite comme vaccin", pense Nicolas Manel.

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