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Les joueurs dans le rang

26/11/2013 03:42 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

En cette période de paix industrielle entre la Ligue nationale et l'Association des joueurs, il ne fallait pas s'attendre à ce que les membres du syndicat prennent parti au sujet de la poursuite intentée par 10 anciens joueurs contre le circuit Bettman.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Ce sont donc des positions plutôt polies auxquelles on a eu droit dans le vestiaire du Canadien, après l'entraînement de mardi, à Brossard.

Lundi, 10 anciens joueurs ont déposé un recours collectif contre la LNH, accusant le circuit d'avoir caché aux joueurs jusqu'en 2010 les risques des coups à la tête sur la santé. Plus tôt cette année, la NFL a offert un règlement de 765 millions à d'anciens joueurs qui accusaient la ligue des mêmes torts.

« C'était une question de temps, après ce qui s'est passé dans la NFL, a estimé l'attaquant Rene Bourque, victime de deux commotions diagnostiquées depuis son entrée dans la Ligue nationale. Je ne sais pas exactement ce qu'ils veulent obtenir, mais j'espère que ça augmentera la sensibilisation à l'égard des commotions. »

À la défense de la LNH

Tantôt en disant qu'ils n'avaient pas encore pris connaissance de tous les faits, tantôt en rappelant qu'ils ne peuvent pas parler de ce qu'était la Ligue nationale il y a 20 ans, les membres du Tricolore ont ainsi évité de s'aventurer en terrain glissant. Mais à l'unisson, on a assuré que la LNH protège bien ses joueurs.

« C'est une question vraiment délicate et je ne veux pas rentrer là-dedans, a répondu l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien. De mon côté, ça fait 10 ans que je suis dans la LNH. Mais que ce soit ici à mon premier séjour, à Pittsburgh ou maintenant, je peux dire que la sécurité et la santé des joueurs sont primordiales. »

« Il y a toujours eu un dialogue ouvert entre la ligue et les joueurs sur la prévention et le traitement des commotions, a soutenu l'homme fort de l'équipe, George Parros, victime le 1er octobre de sa deuxième commotion diagnostiquée depuis son arrivée dans la LNH. Ça a peut-être juste pris du temps à comprendre comment ça fonctionne, et pourquoi des joueurs de mon époque ont joué malgré une commotion. Je ne suis pas sûr qu'on comprenne encore ce problème à 100 % et ça laisse la porte ouverte à certains joueurs qui peuvent jouer blessés. »

Pas la faute des bagarres

Par ailleurs, selon Parros, l'interdiction ou non des bagarres constitue un débat différent et ne devrait pas être mêlée au dossier.

« C'est un sujet différent, mais plusieurs personnes soutiennent que des coups répétitifs à la tête, même moins forts, peuvent causer plus de dommages qu'un coup de poing au visage. Les mises en échec, les choses qu'on subit souvent pendant une saison, peuvent être plus dangereuses. »

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